
Foot : "J'ai encore un bon chapitre à écrire ici", confirme Kylian Mbappe après la prolongation du contrat du Paris Saint-Germain
L’affrontement verbal entre une élue sud-américaine et la star du football français prend une tournure judiciaire inattendue. Après un échange d’insultes virulent sur les réseaux sociaux, l’avocat de la sénatrice paraguayenne brandit désormais la menace d’une procédure d’extradition à l’encontre du capitaine de l’équipe de France.
Des propos racistes qui enflamment la toile
Tout a commencé après une défaite de l’équipe paraguayenne face aux Bleus. Celeste Amarilla, sénatrice paraguayenne, s’en est pris violemment à Kylian Mbappé sur le réseau social X. Mais l’élue ne s’est pas arrêtée là.
Lors d’une séance au Sénat, elle a franchi une ligne rouge en qualifiant le joueur de « fils de p*** ». Des insultes à caractère raciste qui ont rapidement fait le tour de la planète football et provoqué une vague d’indignation.
La réplique cinglante de Mbappé
Face à ces attaques, le joueur du Real Madrid n’est pas resté silencieux. Il a riposté en qualifiant Celeste Amarilla de « une femme méprisable et indigne de sa fonction ».
Cette réponse, bien que mesurée comparée aux propos initiaux, est aujourd’hui au cœur d’une potentielle bataille juridique internationale.
Une menace d’extradition brandie par l’avocat
Guillermo Duarte Cacavelos, conseil juridique de la sénatrice paraguayenne, affirme que Kylian Mbappé pourrait être extradé vers le Paraguay pour diffamation. Une déclaration qui peut paraître surprenante.
L’avocat justifie cette position en soulignant que les propos ont été échangés sur un réseau social qui n’appartient ni spécifiquement au Paraguay ni à la France, ouvrant ainsi, selon lui, la voie à une action en justice.
Un cadre légal complexe
Une convention d’extradition datant de 2003 lie effectivement la France et le Paraguay. Cependant, plusieurs obstacles juridiques majeurs se dressent face à cette menace.
D’abord, la France applique un principe fondamental : elle n’extrade pas, par principe, ses propres ressortissants. Ensuite, une extradition nécessite que l’infraction soit passible d’une peine minimale de deux ans de prison.
Or, dans le cas de la diffamation, même avec circonstances aggravantes, la sanction maximale prévue est d’un an de prison ou d’une simple amende. Un seuil largement insuffisant pour déclencher une procédure d’extradition.
