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L’affaire a été révélée par Le Parisien le 22 avril 2025. Une femme a été placée en détention provisoire à l’issue de sa garde à vue, soupçonnée d’avoir brûlé au fer à repasser sa propre fille de 15 ans. L’agression survient dans un climat délétère, à la suite d’un différend entre adolescentes, sur fond de jalousie sentimentale. Les faits remontent à la fin du mois de mars, au sein du collège Didier-Daurat, établissement public de Seine-Saint-Denis.
Un cas de «revenge porn» sur fond de rivalité amoureuse
Tout commence entre trois jeunes filles âgées de 15 ans. Selon les premiers éléments de l’enquête, Anna et Alice (les prénoms ont été modifiés) convoitent le même garçon. Une dispute éclate, transformant une simple rivalité amoureuse en véritable vendetta. Alice, déterminée à nuire à son amie, aurait alors planifié un piège avec la complicité de Cynthia, une autre camarade. Un rendez-vous est organisé dans une cave d’immeuble avec le frère d’Alice, âgé de 15 ans également. Celle-ci sera filmée en train de faire une fellation sous les yeux de plusieurs témoins. L’une de ses «camarades» diffusera la vidéo sur les réseaux sociaux.
De retour à son domicile, Anna se retrouve confrontée à sa propre mère, furieuse après avoir appris l’existence d’une vidéo tournée à son insu, apparemment filmée lors de l’agression et relayée dans l’enceinte du collège. Comme le confirme nos confrères du Figaro, dans un accès de colère incontrôlable, la mère aurait utilisé un fer à repasser pour lui brûler le mollet. Pire encore: son frère la battra violemment. L’adolescente, blessée et traumatisée, a été prise en charge médicalement et psychologiquement. Ses jours ne sont pas en danger, mais les séquelles physiques et morales sont lourdes.
La mère et le frère interpellés et mis en examen
Le parquet de Bobigny a confirmé que la mère et le frère d’Alice ont été déférés. Ils sont désormais mis en examen pour violences aggravées. La mère a été écrouée. Le «revenge porn» est un contenu sexuellement explicite publiquement partagé sans le consentement de la personne concernée, en guise de «vengeance». C’est un aspect particulièrement grave du cyberharcèlement qui gangrène les milieux scolaires.
Du côté des enseignants, la stupeur domine. Le principal du collège Didier-Daurat a dénoncé «une situation dramatique qui ne relève plus de l’établissement, mais bien d’un environnement toxique autour de certaines élèves». Les services sociaux ont été saisis. Plusieurs associations de protection de l’enfance, dont La Voix de l’Enfant, ont appelé à «un renforcement urgent de la prévention dans les collèges sensibles». Selon une étude relayée par Le Figaro, les cas de maltraitance intrafamiliale ont bondi de 18% en Île-de-France en 2024. La Seine-Saint-Denis est le département le plus touché par ce phénomène.

Seine St-Denis !!! Un vivier de délinquance en tous genres …. de délabrement sociétal et moral, de misère intellectuelle …. Un enfer pour beaucoup qui sont contraints d’y vivre, vraisemblablement. Quelle tristesse !