
Sophie Primas, porte-parole du gouvernement ©Capture d'écran CNews
La porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, a suscité une vive réaction en déclarant que «le macronisme trouvera probablement une fin dans les mois qui viennent». Cette affirmation, prononcée le 20 mai 2025 sur CNews/Europe 1, a provoqué l’indignation des membres de la majorité présidentielle. Celle-ci intervient deux jours seulement après l’élection de Bruno Retailleau à la présidence des LR. Et, effectivement, les membres du gouvernement appartenant à l’aile droite se sentent libérés d’un poids. Sophie Primas, connue pour son franc-parler, ne fait pas exception à la règle.
Une déclaration controversée mais très certainement calculée
Lors de son intervention, Sophie Primas, issue des Républicains, a estimé que le macronisme approchait de sa fin. Elle fait ainsi le lien avec l’échéance du second quinquennat d’Emmanuel Macron. Sur CNews, elle a souligné la nécessité de «rebâtir la suite» dans un contexte politique marqué par l’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale. Ces propos ont été perçus comme une remise en question de la légitimité actuelle du président et de son gouvernement.
La macronie ne digère pas cette déclaration alors qu’elle a aussi coupé les ponts avec l’Élysée
Les déclarations de Sophie Primas ont été vivement critiquées par plusieurs membres de la majorité présidentielle. Par exemple, Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a répliqué sur le réseau social X. Elle dira que le macronisme ne prendrait pas fin «ni maintenant, ni dans quelques mois, ni dans deux ans». Marie Lebec, députée Renaissance, a rappelé que les Républicains doivent leur présence au gouvernement à Macron. Ainsi, elle suggère que ceux qui ne s’y reconnaissent plus devraient en tirer les conséquences.
Prisca Thévenot, députée du groupe Ensemble pour la République, a jugé que de tels propos n’étaient pas appropriés pour une porte-parole du gouvernement. Elle appelle à plus de responsabilité. Sur LCP, Éric Bothorel, député des Côtes-d’Armor, a qualifié les déclarations d’«inélégantes». S’il y a bien eu des réactions, on ne peut que noter qu’elles ont été bien timides.
François Bayrou forcé d’intervenir
Face à la controverse, Sophie Primas a évoqué une «maladresse» dans ses propos lors d’un échange avec Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance. Selon BFMTV, le Premier ministre, François Bayrou, a également pris ses distances, affirmant ne pas partager les déclarations de sa porte-parole.
Cette situation intervient dans un contexte de tensions croissantes au sein du gouvernement. Elles se sont acrues après les critiques émises par Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur et nouveau président des Républicains, à l’encontre du macronisme. Ces épisodes mettent en lumière les défis de la cohabitation au sein du gouvernement à l’approche de la fin du mandat d’Emmanuel Macron.

Les mauvaises herbes, très dur ,pour s’en débarrasser.
Si elle pouvait dire vrai, quelle aubaine……