
Crédit image @adobe stock / femme âgée inquiète
Personne ne s’y attendait vraiment. Pourtant, une réforme en préparation pourrait bousculer le quotidien de millions de retraités, en particulier des femmes. Ce qui était autrefois un filet de sécurité pourrait devenir un terrain glissant.
Une réforme passée sous les radars… pour l’instant
Janvier 2026. Cette date pourrait marquer un
tournant pour plus de 4 millions de Français qui
dépendent d’une pension de réversion pour équilibrer leur budget.
En moyenne, cette aide atteint 650 € bruts par
mois.
Mais le gouvernement, conseillé par le Conseil
d’orientation des retraites (COR), envisage un
remaniement complet. Objectif affiché : moderniser un
système trop complexe. Réalité possible : des pertes
financières pour de nombreux veufs et veuves.
Pourquoi ce changement ? Un système devenu illisible
Actuellement, la réversion n’a rien d’uniforme. Chaque régime –
fonction publique, privé, complémentaire – applique ses
propres règles. L’âge minimum pour y prétendre ?
55 ans dans le régime général, aucune
limite chez les fonctionnaires. Le taux de versement ?
54 %, 60 %, ou 50 % selon les cas.
À cela s’ajoutent des conditions de ressources
inégales, qui excluent des profils entiers de
retraités.
Face à ce patchwork, le COR propose de repartir de zéro : un taux unique de réversion, une suppression des plafonds de revenus, et surtout… un tout nouveau mode de calcul.
Ce que propose vraiment le COR : une formule inédite
L’idée est radicale :
Prendre deux tiers de la pension du défunt et en retrancher un tiers de celle du conjoint survivant.
Le résultat ? Des écarts impressionnants selon les situations :
- Un survivant avec une retraite modeste serait avantagé.
- Un survivant ayant une pension plus élevée serait fortement désavantagé.
💡 Exemple concret :
– Si l’épouse touche 900 euros et le mari décédé
touchait 2 500 euros, la réversion grimperait à
1 367 euros, contre 1 250 euros
aujourd’hui.
– Mais si cette même veuve touche 2 000 euros, la
pension chute à 1 000 euros.
– Et si elle gagne 3 000 euros, elle n’aura plus
droit qu’à 667 euros.
La fin du “mariage obligatoire” ?
Le COR ne s’arrête pas là. Il propose d’étendre la
réversion aux couples pacsés ou en concubinage, et de
supprimer la condition de non-remariage qui prive
certains fonctionnaires de droits.
Autre piste évoquée : prendre en compte la durée réelle du
couple, à travers une double
proratisation basée sur la durée du mariage et celle des
cotisations du défunt.
Derrière la technique, des conséquences sociales
Ce projet se présente comme une simplification administrative. Mais les impacts seraient profonds et inégaux. Certains retraités y gagneront. D’autres, notamment ceux qui ont eu des carrières complètes ou élevé seuls leurs enfants, pourraient y perdre beaucoup.
Pour l’instant, aucune décision n’a été officialisée. Mais l’échéance approche. Et les lignes bougeront dès 2026.

En réponse à kiki,pour ma retraite complémentaire de l’état( Rafp ).L’état ne tient pas en compte les longues carrières. Moi je suis parti en retraite à 60ans avec 173 trimestres, alors qu,il m’en fallait 168.Je suis parti qu,avec ma retraite de base, heureusement pour moi, que j,avait travaillé pas mal d,années dans le privé, sinon j,aurais été obligé de travailler jusqu’à 62ans, je n,aurais pas pu vivre qu,avec ma retraite de base de l,état, ce mois ci j’ai pu toucher ma retraite de base et mon capital retraite et ce n’est pas rétroactif. Vous croyez que l,état est un bon payeur, en plus avant les gens partait qu,avec leurs retraite de base, la complémentaire à été mise en place sous le gouvernement fillion.
A chaque fois que l,état, nous dit qu’il veut simplifier les choses ,en général c’est pour mieux nous baiser à l,arrivé. Les tours de passes passes ont commencent à les connaître.
Encore une façon de nous piéger évidemment
On veut soit-disant simplifier, mais comme il faudra de l’égalitarisme, ce sera bourré de cas particuliers et d’exceptions et au bout du compte on se demandera pourquoi avoir changé. Mais bon sang mais c’est bien sûr, c’est parce que dans CERTAINS cas les fonctionnaires sont lésés par rapport au privé, ces fonctionnaires qui dans TOUS les cas sont avantagés par rapport au privé avec le calcul du montant de la retraite sur les 6 derniers mois
La retraite des fonctionnaires est effectivement calculée sur le salaire moyen des 6 dernier mois ou plutôt sur son traitement indiciaire de base donc sans les primes qui peuvent représenter jusqu’à 40% du salaire mensuel. Le fonctionnaire ne perçoit pas de retraite complémentaire Agir Arco comme les retraités du privé mais une retraite additionnelle qui est basée uniquement sur les primes si l’agent en perçoit.
Mais surtout les fonctionnaires ne perçoivent aucune prime de départ à la retraite comme cela est le cas des retraités du privé et qui représente pour beaucoup plusieurs milliers d’euros.
Et comme on sait que les femmes survivent généralement à leur époux et ont des pensions plus faibles la plupart y perdra. Et ils font ça en douce…
Autrement dit, on fait tout pour nous précariser !!! Le racket continue !!!