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Une tragédie familiale aux conséquences dévastatrices secoue l’Italie. Ce qui a commencé comme une disparition inquiétante s’est transformé en une série d’événements dramatiques impliquant trois générations d’une même famille. Un meurtre conjugal, des aveux glaçants et un double suicide parental révèlent les ondes de choc destructrices que peut provoquer un crime violent.
Une disparition qui cache un féminicide brutal
Le 8 janvier dernier, Federica Terzullo, 41 ans, employée à la Poste italienne et mère d’un enfant de 10 ans, disparaît sans laisser de traces à Anguillara Sabazia, dans la région de Rome. C’est son mari, Claudio Carlomagno, qui signale sa disparition aux autorités le lendemain, déclenchant d’importantes recherches.
L’affaire prend une tournure macabre lorsque Claudio finit par avouer avoir assassiné son épouse. Sa motivation? Une peur obsessionnelle de perdre la garde de son fils dans le contexte d’une séparation imminente.
Le corps de Federica n’est retrouvé que le 18 janvier, enterré à proximité de l’entreprise de terrassement où le couple travaillait. La victime présentait des traces de 23 coups de couteau ainsi que des brûlures, témoignant de la violence extrême de l’agression.
Le suicide tragique des parents du meurtrier
Le drame ne s’arrête pas là. Ce week-end, les parents de Claudio Carlomagno ont mis fin à leurs jours en se pendant. Avant leur geste désespéré, ils ont pris soin d’envoyer une lettre d’adieu à leur autre fils.
La mère de Claudio avait été particulièrement affectée par les événements. Initialement impliquée dans les recherches pour retrouver sa belle-fille, elle avait dû démissionner de son poste de conseillère municipale suite aux aveux de son fils.
Un détenu sous surveillance
Incarcéré depuis ses aveux, Claudio Carlomagno a été informé du suicide de ses parents. Face au risque qu’il attente à ses propres jours, les autorités pénitentiaires l’ont immédiatement placé sous surveillance renforcée.
Les victimes collatérales d’un crime
Cette affaire dramatique met en lumière les conséquences en cascade d’un féminicide. L’avocat de Claudio Carlomagno a d’ailleurs souligné ce point en déclarant : « Les proches des criminels sont aussi des victimes », évoquant notamment la situation déchirante du fils de 10 ans.
Ce dernier, orphelin de mère et avec un père incarcéré, vient également de perdre ses grands-parents paternels. Son avenir est désormais entre les mains de la famille maternelle, celle de Federica Torzullo, qui prendra en charge l’enfant.
Soutien aux femmes victimes de violence
Cette tragédie rappelle l’importance des dispositifs d’aide aux victimes de violences conjugales. Le numéro 3919, gratuit et accessible 24h/24, reste une ressource essentielle pour les femmes en danger qui cherchent assistance et conseils.
