
Credit image @adobe stock / Arrestations police
Les rues de Rennes ont retrouvé un peu de sérénité après plusieurs semaines de tension. Un suspect dans deux affaires d’agression sexuelle qui avaient semé l’inquiétude dans l’agglomération rennaise a été interpellé et a reconnu les faits qui lui sont reprochés.
Une arrestation décisive en plein centre-ville
L’homme a été appréhendé par la Brigade anti-criminalité (BAC) aux premières heures de la matinée. C’est vers 5 heures du matin, en plein cœur de Rennes, que les policiers ont procédé à l’interpellation d’un individu dont l’apparence correspondait parfaitement au signalement fourni par les deux victimes.
Lors de cette intervention, les forces de l’ordre ont découvert sur le suspect un taser, arme déjà mentionnée par les plaignantes comme ayant servi à les menacer.
Deux agressions avec un mode opératoire similaire
Une première victime à Cesson-Sévigné
Le 18 janvier, une jeune femme a été agressée alors qu’elle s’apprêtait à commencer sa journée de travail. À 7 heures du matin, à Cesson-Sévigné, elle a été suivie sur plusieurs kilomètres par un homme à vélo qui l’a finalement abordée.
L’agresseur, armé d’un couteau et d’un taser, l’a violée avant de lui dérober son téléphone portable.
Une seconde tentative le 25 janvier
Une semaine plus tard, le 25 janvier 2026, une autre jeune femme a été prise pour cible dans le quartier de Cleunay à Rennes. Rentrant à son domicile à vélo après une soirée entre amis, elle a été suivie depuis le centre-ville.
L’assaillant, utilisant le même mode opératoire, l’a menacée avec un taser et une arme blanche, « lui annonçant clairement son intention de la violer, et lui prenant son téléphone. »
Face à la résistance opposée par la victime, l’homme a finalement renoncé à ses intentions et a quitté les lieux, non sans avoir emporté le téléphone de la jeune femme.
Des preuves accablantes et des aveux complets
Les enquêteurs disposaient d’un élément déterminant dans ce dossier : l’ADN. Les analyses ont permis d’établir une correspondance entre le profil génétique du suspect et celui retrouvé sur la victime du viol du 18 janvier.
Confronté à ces preuves, l’homme né en 1995 et sans antécédent judiciaire a reconnu « l’intégralité des faits » lors de son audition par les enquêteurs.
Mise en examen et détention provisoire
À l’issue de sa garde à vue, le suspect a été mis en examen pour des faits particulièrement graves : viol commis avec usage ou menace d’une arme, tentative de viol commis avec usage ou menace d’une arme, et deux extorsions avec arme.
Compte tenu de la gravité des accusations et des risques que représente l’individu, le juge d’instruction a ordonné son placement en détention provisoire dans l’attente de son procès.
