
Hospitalisée pour une fracture, elle meurt d’une surdose de paracétamol/ crédit adobestock
Un drame hospitalier met en lumière les conséquences fatales d’une erreur de prescription médicamenteuse. Une enquête révèle comment une simple fracture du bras s’est transformée en tragédie mortelle pour une quinquagénaire britannique, victime d’une négligence aux répercussions irréversibles.
Une hospitalisation de routine qui vire au cauchemar
En janvier 2022, une femme âgée de 55 ans est admise dans un établissement hospitalier du sud-est de Londres pour soigner une fracture du bras. Ce qui devait être une prise en charge standard va malheureusement basculer dès le 6 janvier, jour de son arrivée.
Pour soulager ses douleurs, le personnel médical lui prescrit simultanément deux antalgiques : du co-codamol et du paracétamol. Or, le co-codamol contient déjà du paracétamol dans sa composition, créant ainsi une double dose de la même substance active.
Un surdosage progressif aux conséquences fatales
Entre le 6 et le 8 janvier, la patiente reçoit cette prescription erronée deux à trois fois. Le personnel soignant ne détecte l’erreur que le 8 janvier, soit trop tardivement pour éviter les dommages irréversibles.
Une détérioration rapide de l’état de santé
Dès la découverte de la méprise, l’état de la quinquagénaire se dégrade brutalement. Elle développe une insuffisance hépatique directement provoquée par l’overdose de paracétamol, complication qui entraînera son décès.
L’autopsie révèle également la présence d’autres pathologies : cardiopathie ischémique, infection urinaire et diabète. Toutefois, c’est bien le surdosage médicamenteux qui constitue la cause principale du décès.
Une tragédie qui aurait pu être évitée
Le document officiel publié le 14 octobre dernier est sans appel : si l’erreur avait été identifiée rapidement, un antidote aurait pu sauver la vie de la patiente. Ce traitement spécifique existe et s’avère efficace lorsqu’il est administré à temps.
Cinq professionnels de santé potentiellement impliqués
L’enquête pointe la responsabilité de plusieurs membres du personnel médical. Deux médecins, deux infirmiers et un pharmacien pourraient voir leur responsabilité engagée dans cette affaire qui soulève de graves questions sur les protocoles de vérification des prescriptions.
