Dénouement tragique sur la pelouse du stade Chaban-Delmas
Le choc entre l’Union Bordeaux-Bègles et Montpellier s’est transformé en cauchemar pour les locaux. Malgré l’ambiance bouillante du stade Chaban-Delmas, les Girondins ont dilapidé une occasion en or de consolider leur position dans la course aux phases finales. Une défaite cruelle (21-23) qui laisse des regrets immenses.
Le MHR réalise un hold-up magistral
Les visiteurs héraultais ont décroché un succès précieux sur la pelouse bordelaise. Une performance d’autant plus remarquable qu’ils n’avaient plus goûté à la victoire dans cette enceinte depuis le 4 septembre 2016. Cette performance témoigne de la transformation spectaculaire du club languedocien.
Sous la houlette du manager Joan Caudullo, l’équipe montpelliéraine a connu une véritable renaissance. Leur deuxième partie de championnat se révèle impressionnante, bâtie sur des fondamentaux solides qui en font désormais un potentiel épouvantail pour tous leurs adversaires.
Miotti fait basculer le destin du match
Le demi d’ouverture du MHR a vécu une soirée contrastée. Après une première période marquée par plusieurs erreurs techniques – une diagonale ratée à la 10e minute, une touche directe à la 13e et un en-avant à la 18e – Domingo Miotti a su garder son calme.
Malmené physiquement par Penaud (45e) puis Moefana (55e), l’Argentin a finalement offert la victoire aux siens dans les ultimes secondes. Un sang-froid exemplaire qui a fait toute la différence.
Camara retrouve son meilleur niveau
Le flanker tricolore a livré une prestation remarquable. Avec neuf plaquages réussis pour un seul manqué, le joueur aux 17 sélections a démontré toute son efficacité défensive.
Dominant les phases aériennes, Yacouba Camara a intercepté deux touches adverses. À la 69e minute, il a récupéré un jeu au pied à suivre de Jalibert. Son essai inscrit à l’heure de jeu a permis à Montpellier de rester dans le match à un moment crucial.
Les Bordelais laissent filer l’essentiel
L’Union Bordeaux-Bègles a probablement laissé s’envoler une victoire capitale dans la bataille pour la qualification. Malgré une atmosphère exceptionnelle au stade Chaban-Delmas, les hommes de Yannick Bru n’ont pas su concrétiser.
Au classement, l’UBB demeure cinquième, à égalité de points avec le Racing 92, premier relégable en barrages. Plus inquiétant encore, les Girondins accusent désormais cinq longueurs de retard sur Pau et Montpellier, co-dauphins de la compétition.
L’attaque bordelaise aux abonnés absents
Damian Penaud, Romain Buros et Louis Bielle-Biarrey ont été extrêmement peu alimentés en ballons exploitables. Les flèches bordelaises n’ont quasiment jamais pu exprimer leur vitesse face à une défense montpelliéraine parfaitement organisée.
La charnière locale a bien tenté d’impulser quelques actions, notamment Lucu avant l’essai de Jalibert ou l’ouverture en fin de rencontre. Mais Bordeaux n’a jamais réussi à déployer le jeu offensif qui constitue habituellement sa principale arme.
Un scénario invraisemblable dans le money-time
Les dernières minutes ont pris une tournure surréaliste. Alors que Montpellier évoluait à treize suite aux pénalisations de Vunipola et Diaby, Lamothe s’écroulait dans l’en-but, donnant l’avantage aux locaux à cinq minutes du terme.
Lucu ratait ensuite la transformation, laissant le suspense intact. Sur le renvoi, les champions d’Europe en titre ont alors perdu toute maîtrise de la situation.
Les fautes fatales de Woki et Poirot
Woki a d’abord commis une faute pour un plaquage à retardement. Puis Poirot a adopté une mauvaise attitude de plaquage, restant trop droit et heurtant de la tête celle de Welsch.
Ces deux pénalités successives ont permis au MHR de remonter le terrain et de s’offrir l’opportunité de reprendre l’avantage. Une fin de match incompréhensible qui pèsera lourd dans la course au podium.
