
campagne_medicale_autonome
Le débat sur l’immigration de travail prend une nouvelle tournure dans la course à l’Élysée. Alors que la primaire de la gauche pour 2027 se profile, un candidat assume une position qui pourrait bousculer les lignes traditionnelles du camp progressiste. En ligne de mire : le recrutement de travailleurs étrangers dans des secteurs clés comme la santé.
Un refus catégorique du recours aux travailleurs étrangers
François Ruffin, député de la Somme, ne mâche pas ses mots. Le parlementaire se dit clairement « hostile à l’immigration de travail », une déclaration qui tranche avec le consensus habituel à gauche sur ces questions.
L’élu pointe du doigt les pratiques de certaines entreprises qui font appel à de la main-d’œuvre subsaharienne. Mais c’est surtout dans le domaine médical que sa critique se fait la plus virulente.
Le secteur de la santé dans le viseur
François Ruffin s’oppose fermement au recrutement de médecins étrangers, qu’ils soient algériens, tunisiens ou roumains. Sa vision : la France doit impérativement former ses propres praticiens plutôt que de compter sur des professionnels venus d’ailleurs.
Cette position s’inscrit dans une volonté d’autonomie nationale en matière de formation médicale, un sujet particulièrement sensible dans un contexte de désertification médicale de nombreux territoires.
Une reconnaissance nécessaire des praticiens déjà présents
Paradoxalement, le candidat à la présidentielle reconnaît la dépendance actuelle du système hospitalier français envers les médecins étrangers et les jeunes internes. Il n’hésite pas à qualifier ces derniers d’exploités.
François Ruffin dénonce vigoureusement les conditions d’exercice difficiles et la faiblesse des rémunérations des internes. Pour les praticiens étrangers déjà installés sur le territoire, il insiste : ils doivent bénéficier de « pleins droits » et être « pleinement reconnus ».
Cap sur 2027 avec ou sans primaire
Le député ne cache pas ses ambitions présidentielles. Qu’une primaire de la gauche se tienne ou non, il se prépare activement à concourir pour l’Élysée.
Concrètement, François Ruffin travaille à rassembler 500 parrainages de maires et les ressources financières indispensables au lancement d’une campagne d’envergure nationale.
S’il reste favorable à l’organisation d’une primaire, c’est pour permettre aux différents talents de la gauche de s’affronter et ainsi mobiliser massivement les électeurs progressistes autour d’un projet commun.
