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Deux femmes ont été reconnues coupables du meurtre d’un enfant qu’elles étaient en train d’adopter, après l’avoir laissé mourir de faim dans des conditions inhumaines. Le verdict donné devant la justice canadienne a révélé un traitement systématique et délibérément cruel envers la victime.
Une mort annoncée par malnutrition extrême
Le 10 décembre 2024, un garçon de 12 ans a perdu la vie des suites d’une malnutrition sévère. Son corps pesait alors à peine 19 kilogrammes, un poids tragiquement insuffisant pour un enfant de cet âge.
Les procureurs ont démontré que l’enfant était délibérément privé de nourriture et maintenu isolé dans une chambre située au sous-sol de la résidence familiale. Cette situation n’était pas accidentelle, mais le résultat d’un système de maltraitance organisé.
Un enfermement quotidien de 18 heures
L’enquête a révélé des conditions de détention particulièrement éprouvantes. Le garçon était enfermé quotidiennement de 18 heures à midi, avec une unique sortie nocturne autorisée pour se rendre aux toilettes.
Le couple utilisait des caméras de surveillance pour contrôler les mouvements des enfants, notamment lors de séances d’exercice imposées. Cette surveillance permanente témoigne du caractère prémédité des sévices infligés.
Les accusées reconnues coupables
Becky Hamber et Brandy Cooney, les deux femmes à l’origine de cette tragédie, ont été reconnues coupables de meurtre au premier degré et de séquestration d’un enfant. Elles étaient en processus d’adoption de la victime au moment des faits.
Lors du procès, Brandy Cooney a tenté de justifier leurs actions en décrivant leur couple comme peinant à gérer des enfants avec des troubles du développement supposés. Cette défense n’a pas convaincu le tribunal.
Des messages accablants présentés au procès
Les échanges de messages entre les deux accusées ont constitué des preuves déterminantes. L’un d’eux, particulièrement révélateur, a été lu devant le tribunal : « Malheureusement, j’ai l’impression qu’il va mourir subitement et que je vais aller en prison », avait écrit Brandy Cooney.
Le juge a estimé que ce message démontrait une conscience claire du danger auquel l’enfant était exposé, le rendant incompatible avec toute prétention à l’innocence.
Le témoignage décisif du frère survivant
Un autre enfant du foyer, frère de la victime, a livré un témoignage crucial pour l’établissement des faits. Le juge a expressément crédibilisé ses déclarations, qui ont permis de reconstituer l’ampleur des mauvais traitements infligés.
Les procureurs ont ainsi pu prouver un traitement sévère et cruel envers les enfants placés sous la responsabilité du couple, dépassant largement le cas de la victime décédée.
Une audience de détermination de la peine à venir
Suite au verdict de culpabilité prononcé pour meurtre au premier degré, une audience distincte sera organisée pour déterminer la peine applicable. Cette étape permettra à la justice de fixer la durée d’emprisonnement des condamnées.
L’affaire soulève également des questions sur les procédures d’adoption et le suivi des familles d’accueil, qui auraient pu permettre de détecter plus tôt les signes de maltraitance.

La peine de mort avec effet immédiat quand il n’y a aucun doute sur la culpabilité, il serait temps de remettre beaucoup de choses en places vu au rythme où notre monde se dégrade.
Prison à vie, avec un verre d’eau et un bout de pain rassis par jour.
Rassis ? Monsieur est beaucoup trop bon dur suffira