
Olivier Faure, patron du PS ©Capture d'écran France 2
Alors que l’élection présidentielle approche à grands pas, le Parti socialiste vient de trancher une question cruciale pour sa stratégie de campagne. Le mode de désignation de son candidat était au cœur d’un débat interne qui opposait différentes visions de la participation militante. Cette décision marque un tournant dans la préparation des socialistes face à un scrutin où pas moins de 40 candidats sont déjà annoncés ou pressentis.
Une décision qui met fin au débat sur l’ouverture
Les militants du PS ont tranché avec 55,5% des suffrages : ce sera une primaire fermée. Ce vote constitue un désaveu pour Olivier Faure, premier secrétaire du parti, qui défendait une primaire ouverte aux sympathisants socialistes.
La majorité des adhérents a donc préféré réserver le choix du candidat aux seuls militants, écartant l’idée d’élargir la base électorale de cette désignation. Une position qui reflète les tensions sur la méthode au sein de la formation politique.
Des réactions contrastées au sein du parti
Boris Vallaud, chef des députés socialistes, a salué cette orientation tout en appelant à l’apaisement. Il encourage notamment Olivier Faure à ajuster sa méthode suite à ce vote qui ne va pas dans son sens.
Une rencontre entre les différentes organisations du pôle socialiste est désormais programmée pour définir ensemble la stratégie à adopter d’ici le scrutin présidentiel. L’enjeu est de taille : unifier les forces de gauche autour d’une candidature crédible.
Qui sont les prétendants à l’investiture ?
Un seul candidat officiellement déclaré
À ce stade, Philippe Brun, député de l’Eure, est le seul à avoir formellement annoncé sa participation à cette primaire. Une position de pionnier qui pourrait lui conférer un avantage dans la course à l’investiture.
Des candidatures en dehors du cadre
Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen, a fait savoir qu’il envisageait une candidature hors primaire. Une stratégie qui illustre les divisions stratégiques au sein de la gauche sur la meilleure façon d’aborder l’échéance électorale.
Les hésitants et les favoris
Jérôme Guedj, député de l’Essonne, pourrait également se lancer dans la course à la primaire socialiste. De son côté, Raphaël Glucksmann est régulièrement cité comme un participant potentiel, lui qui apparaît comme favori dans les sondages d’opinion.
Quant à Olivier Faure lui-même, il n’exclut pas la possibilité de se présenter, malgré le revers essuyé sur le format de la primaire qu’il souhaitait.
Un contexte électoral particulièrement fragmenté
À neuf mois de l’élection présidentielle, la multiplication des candidatures témoigne d’un paysage politique morcelé. Alors qu’en 2022, seulement 12 candidats avaient réussi à obtenir les 500 parrainages nécessaires, on dénombre déjà 40 prétendants déclarés ou pressentis pour le prochain scrutin.
Dans ce contexte, le PS envisage par ailleurs de créer un pôle directement rattaché à Matignon pour repenser entièrement le pilotage des politiques publiques.
Des tensions qui dépassent le cadre du PS
Les désaccords ne se limitent pas aux questions de format. Karim Bouamrane a récemment critiqué La France insoumise pour ce qu’il qualifie de vision « ethnicisée » de la société, visant particulièrement Éric Coquerel.
Sur le terrain, les sections jeunes de tous les partis, de LFI au RN, multiplient les initiatives pour mobiliser leurs bases respectives et rassembler des soutiens derrière leurs candidats. Une bataille de terrain qui s’annonce intense dans les mois à venir.

Faure c’est très bien …. je parle des machines à laver, j’en avais une très pratique qui a tenu plusieurs décennies !!
Olivier c’est un nul comme la plupart des socialos !!