
Festival_suisse_bénévolat
En Suisse, le bénévolat peut se transformer en véritable piège administratif pour les personnes au chômage. L’histoire de Stéphane Delley illustre parfaitement les contradictions d’un système qui punit ceux qui tentent de rester actifs et de tisser des liens sociaux pendant leur recherche d’emploi. Une situation qui soulève de nombreuses questions sur l’équilibre entre contrôle des allocations et encouragement à l’engagement citoyen.
Une sanction financière après 28 heures de bénévolat
Habitant d’Eysins, Stéphane Delley a consacré 28 heures de son temps au festival Caribana en tant que bénévole. Une démarche qui semblait constructive pour ce demandeur d’emploi désireux de maintenir une activité sociale et d’élargir son réseau professionnel.
Pourtant, cette initiative s’est retournée contre lui. La caisse d’assurance-chômage Unia lui a retiré plus de 700 euros de ses allocations, considérant que ces heures auraient dû être décomptées de ses indemnités.
En contrepartie de son engagement, il avait reçu un abonnement au festival, un tee-shirt et quelques boissons. Des avantages jugés insuffisants pour justifier la qualification de pur bénévolat aux yeux des autorités.
Le témoignage d’un incompréhension profonde
« Je me sens blessé, incompris et lésé, déplore Stéphane Delley, auprès du média La Côte. Je trouve dommage qu’un chômeur qui veut se rendre utile tout en développant son réseau se retrouve dans cette situation ».
Cette réaction témoigne du décalage ressenti entre la volonté de s’engager activement dans la société et une réglementation perçue comme rigide et décourageante.
Un cadre légal strict et méconnu
Les critères du bénévolat validé par les autorités
La loi fédérale sur l’assurance-chômage en Suisse impose des conditions très précises pour que le bénévolat soit accepté. Trois critères fondamentaux doivent être respectés simultanément :
D’abord, la gratuité absolue de la prestation. Ensuite, l’absence totale de concurrence avec l’économie privée. Enfin, la poursuite exclusive d’un but idéal ou social.
Pourquoi les festivals sont problématiques
Les manifestations culturelles se trouvent souvent exclues de ce régime de faveur. La raison ? Le montage d’infrastructures ou la logistique événementielle constituent des tâches qui, dans un contexte normal, seraient rémunérées sur le marché privé.
Les autorités insistent sur le fait que le volontariat ne doit pas devenir un moyen de fournir de la main-d’œuvre gratuite à des structures privées générant des profits.
Des répercussions qui dépassent le cas individuel
Une rigidité qui inquiète le secteur associatif
Cette approche comptable révèle une rigidité légale méconnue qui pénalise la réinsertion et suscite de vives préoccupations dans le monde associatif.
Marco Meli, expert du secteur, alerte sur les dérives potentielles de cette sévérité administrative. Selon lui, « cette sévérité administrative risque de décourager les initiatives citoyennes positives ou d’inciter certains demandeurs d’emploi à dissimuler leurs activités de réinsertion ».
Les organisateurs de festivals dans l’incertitude
Les responsables d’événements culturels s’inquiètent désormais des conséquences sur leurs futures équipes. Comment continuer à mobiliser des bénévoles si ceux-ci risquent des sanctions financières ?
Cette situation paradoxale place les demandeurs d’emploi devant un choix cornélien : rester actifs au risque d’être pénalisés, ou renoncer à toute forme d’engagement social pendant leur période de chômage.

chez nous en Guyane il y a un proverbe qui dit « rend servis qua bail mal dos » je traduis « rendre service bénévolement donne mal au dos et au rein »
voila comment on peut tuer le bénévolat
vive la suisse il aurait du rester peinard chez lui et continuer tranquillement a toucher son allocation chômage
ah aha ha
ce qu’il a reçu correspond à ses outils de travail: laisser passer dans l’enceinte du festival , teeshirt de reconnaissance de personnel de l’organisation , boissons comme on donne à tous les personnels.
il aurait pu avoir des chaussures de sécurité, capeline antipluie et autre epi (equipement de protection individuel) obligatoire et donné par l’organisateur
les suisses nous étonneront toujours