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Le secteur périscolaire parisien connaît une vague de signalements sans précédent. Cette nouvelle affaire illustre la nécessité de protéger les enfants dans les structures d’accueil. Un jeune animateur vient d’être jugé pour des faits particulièrement graves commis sur plusieurs années.
Une condamnation pour des agressions sur une enfant de 3 à 5 ans
Souleymane D., 25 ans, exerçait comme animateur périscolaire pour la municipalité parisienne. Le tribunal correctionnel l’a reconnu coupable d’agressions sexuelles sur une petite fille actuellement âgée de 6 ans.
Les faits reprochés se sont déroulés entre octobre 2023 et juillet 2025 dans un centre de loisirs situé dans le 10e arrondissement de la capitale. L’enfant aurait subi des attouchements au niveau du cou, du dos, du sexe et des fesses alors qu’elle avait entre 3 et 5 ans.
La parole de l’enfant au cœur du verdict
Les magistrats ont fondé leur décision sur la cohérence et la crédibilité du témoignage de la victime. Dès les premières auditions, la fillette a clairement identifié Souleymane D. et a été capable de décrire précisément son mode opératoire.
Face aux juges, l’animateur a d’abord contesté l’ensemble des accusations. Il a ensuite reconnu avoir fait des « chatouilles » à l’enfant, tout en continuant de nier les attouchements sexuels qui lui sont reprochés.
Une peine de 18 mois avec sursis et une interdiction définitive
Le tribunal a prononcé une condamnation à 18 mois de prison avec sursis. Au-delà de cette sanction pénale, Souleymane D. se voit interdire définitivement d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole au contact de mineurs.
Il sera également inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijaisv). Le condamné dispose d’un délai de dix jours pour faire appel de cette décision.
Des réactions contrastées après le jugement
La famille de la victime a exprimé sa satisfaction que la parole de l’enfant ait été entendue et prise en compte par la justice. Néanmoins, l’entourage et les associations parties civiles regrettent que la totalité de la peine soit assortie du sursis.
Ces organisations ont également rappelé les précédents procès où les témoignages d’enfants n’avaient pas suffisamment pesé dans les délibérations judiciaires. Cette décision représente donc une avancée symbolique importante.
Une crise dans le secteur périscolaire parisien
Cette affaire s’inscrit dans un contexte préoccupant pour les structures d’accueil de la capitale. Depuis le début de l’année 2026, pas moins de 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 spécifiquement pour des soupçons de violences sexuelles ou sexistes.
Face à cette situation alarmante, la maire de Paris a déployé un plan d’action doté de 20 millions d’euros destiné à renforcer la sécurité et le contrôle dans le secteur périscolaire. Des mesures qui visent à restaurer la confiance des familles dans ces dispositifs d’accueil.
