
Jean-Philippe Tanguy, député RN, mardi 1er avril 2025 ©Capture d’écran LCP
Les mots d’un comique à l’encontre d’un élu de l’opposition ont déclenché une vague d’indignation et poussé le parti concerné à saisir le régulateur de l’audiovisuel. L’affaire révèle les tensions persistantes autour de la liberté d’expression et des limites de l’humour dans le débat public.
Des mots qui enflamment le débat politique
Sur le plateau de France Inter, l’humoriste Ameziane a vivement réagi à la proposition formulée par Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement national. Ce dernier avait évoqué l’idée d’instaurer des amendes pour les femmes portant le voile en cas d’arrivée au pouvoir de son parti.
Le comique n’y est pas allé par quatre chemins. Il a comparé l’élu à un « rat » et n’a pas hésité à aborder son orientation sexuelle, pointant du doigt ce qu’il perçoit comme une contradiction : être homosexuel tout en militant dans une formation politique régulièrement accusée de s’opposer aux droits LGBT : « Si tu aimes les hommes, oublie la thérapie de conversion, tu regardes l’interview de Jean-Philippe Tanguy et c’est réglé. Vous ne trouvez pas qu’il a la tête d’un rat qui se serait transformé en humain, mais dont la mutation aurait été stoppée à 80 % ? » a-t-il lancé.
Une riposte immédiate de l’extrême droite
La réaction ne s’est pas fait attendre du côté du Rassemblement national. Jean-Philippe Tanguy a officiellement réclamé une intervention de l’Arcom, l’autorité chargée de réguler l’audiovisuel français.
Jordan Bardella, à la tête du parti, a immédiatement dénoncé ce qu’il considère comme un traitement partial de la part du service public. Il a accusé la radio de favoriser un certain biais idéologique dans ses contenus.
Un soutien politique solidaire
Éric Ciotti, maire UDR de Nice, a également pris position dans cette affaire. Il a manifesté son soutien au député mis en cause et condamné fermement les propos tenus lors de l’émission radiophonique.
Le contexte : une proposition controversée sur le voile
Cette polémique s’inscrit dans un débat plus large initié par le Rassemblement national. Jean-Philippe Tanguy avait en effet annoncé que son parti envisageait de sanctionner financièrement le port du voile islamique dans l’espace public.
Selon l’élu, cette mesure ne relèverait pas d’une attaque contre une religion, mais constituerait un moyen de lutter contre ce qu’il qualifie d’idéologie islamiste. Il a justifié cette initiative par la volonté de défendre à la fois la République et les droits des femmes.
L’affaire soulève une fois de plus la question des limites de l’humour politique dans les médias publics et ravive les tensions autour de la laïcité et des symboles religieux.

Les rats sont des animaux qui se reproduisent très rapidement, pullulent et vivent en parasites ; c’est pourquoi, autrefois, on leur avait assimilé les peuples maghrébins en les traitant de ratons. Ceci n’est plus permis, maintenant, ce qui est correct, mais ce n’est pas une raison pour insulter un opposant en le considérant ainsi. Quant au voile, il n’a pas lieu d’être dans notre pays. Ce n’est pas religieux, c’est de la provocation et une manière de nous signaler qu’ils prennent le pouvoir en nous imposant leurs règles. L’islam est conquérant, ne l’oubliez pas !!!
encore un nazisislamiste sans talent et grossier ! 🙁
Que ferait-il dans un pays musulman ???
et sinon, à quand une gay-pride à alger ou gaza ? 🙂 🙂 🙂
De l’humour de petit comique gauchos sans talent, qui ne font que rire que les auditeurs de France inter. Quelle religion se reproduit comme des rats pour les allocations?. De l’humour bête et méchante tout le monde peut en faire, pas besoin d’avoir dû talent.