
Crédit image @adobe stock / Ambulance sur route
Un conflit social qui bascule dans la violence. Dans la périphérie de Reims, une journée de mobilisation syndicale a tourné au drame lorsqu’un chef d’entreprise du secteur des transports a pris le volant d’un autocar pour forcer un piquet de grève. Deux employés ont été renversés et hospitalisés.
Deux employés percutés lors d’un piquet de grève
Les faits se sont déroulés le mardi 1er septembre à Bezannes, dans la zone sud de l’agglomération rémoise. Laurent Dewitte, dirigeant d’une société de transport, s’est présenté sur le site où ses salariés manifestaient depuis la veille.
Accompagné de deux nouvelles recrues, le patron a rapidement été confronté aux 25 grévistes mobilisés sur place. La situation s’est envenimée lorsqu’il a décidé de prendre les commandes d’un véhicule de l’entreprise.
Au volant de l’autocar, Laurent Dewitte a heurté un employé de 48 ans, chauffeur de bus. Une fois descendu du véhicule, il s’est adressé à sa victime en ces termes : «Je pense que le prochain, avant de bloquer mon entreprise, je pense qu’il y réfléchira à deux fois».
Une ambulancière également blessée
L’escalade ne s’est pas arrêtée là. L’un des nouveaux salariés présents avec le patron a à son tour percuté une ambulancière âgée de 24 ans avec un autre véhicule.
Les deux victimes ont été transportées au CHU de Reims dans un état nécessitant une prise en charge médicale immédiate, bien que leurs jours n’aient pas été en danger.
Des revendications autour de la surveillance et des rémunérations
Ce mouvement social avait débuté le 31 août à l’initiative de la CFDT Transport de la Marne. Les salariés contestaient notamment le projet d’installation de caméras embarquées dans les véhicules de l’entreprise.
Les grévistes réclamaient également l’octroi de primes, reflétant un malaise plus profond au sein de la structure dirigée par Laurent Dewitte.
Garde à vue puis libération des auteurs présumés
Suite à cet incident violent, le patron et le nouvel employé ont été placés en garde à vue pour « violences avec armes sans incapacité ». Le véhicule utilisé est juridiquement considéré comme une arme par destination.
Leur remise en liberté rapide a provoqué la stupéfaction des représentants syndicaux. Jean-Marie Hommet, délégué CFDT, a exprimé l’incompréhension et l’indignation des grévistes face à cette décision.
Le syndicat annonce des poursuites judiciaires
La CFDT Transports de la Marne a annoncé sa ferme intention de saisir la justice. L’organisation syndicale prévoit le dépôt d’une plainte par l’intermédiaire de son conseil juridique.
Cette affaire illustre les tensions croissantes qui peuvent surgir lors de conflits sociaux, particulièrement lorsque les négociations semblent dans l’impasse.

Un patron aux gros bras mais avec un petit cerveau.
Bienvenue chez les neuneus.
Quand je dis que les gens sont devenus fous …! Le malaise est devenu tel, en France, que les gens sont excités, exaspérés, épuisés nerveusement et tout part en vrille.