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Le passé rattrape un ancien membre du gouvernement. Déjà condamné pour harcèlement sexuel, l’ex-responsable politique fait face à de nouvelles accusations portées par deux femmes. Le procès qui s’ouvre à Paris révèle un comportement récurrent dénoncé par plusieurs témoins.
Deux plaignantes témoignent d’agressions répétées
Les faits remontent à 2016 et 2017, lors de déplacements en Corée du Sud. La première victime, prénommée Audrey, affirme avoir subi une agression sexuelle lors d’une soirée à Séoul en mai 2016. Selon son récit, Jean-Vincent Placé lui aurait touché la poitrine sans son consentement.
Elle dénonce également un harcèlement répété de la part de l’ancien élu. Une seconde femme, Marie, accuse quant à elle l’ancien secrétaire d’État de gestes déplacés commis dans une voiture en mars 2017, toujours en Corée du Sud.
Un comportement qualifié d’insistant sous emprise d’alcool
Plusieurs témoignages évoquent une attitude problématique. Les personnes ayant côtoyé Jean-Vincent Placé le décrivent comme « très lourd et insistant », notamment lorsqu’il était sous l’emprise de l’alcool.
Ces témoignages viennent renforcer les accusations portées par les deux plaignantes. Le dossier présenté au tribunal correctionnel de Paris met en lumière un schéma de comportement récurrent.
La parole des victimes au cœur du procès
Me Tewfik Bouzenoune, avocat des deux femmes, évoque un « long parcours de combattantes » pour ses clientes. Le combat judiciaire représente une épreuve supplémentaire après les faits dénoncés.
Face à ces accusations, la défense monte au créneau. Me Jade Dousselin, qui représente l’ancien responsable politique, conteste l’intégralité des accusations portées contre son client.
Un passé judiciaire déjà chargé
Le prévenu n’en est pas à sa première condamnation. En mars 2021, Jean-Vincent Placé a écopé d’une amende de 5 000 euros pour harcèlement sexuel sur une gendarme.
Son casier judiciaire révèle d’autres condamnations. En 2018, il a été sanctionné de trois ans de prison avec sursis pour violences, outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique et injure raciale.
Plus d’une centaine d’infractions routières
Les démêlés judiciaires de l’ancien secrétaire d’État ne se limitent pas aux accusations d’ordre sexuel. Entre 2004 et 2010, il a accumulé plus d’une centaine d’infractions routières.
Ce parcours judiciaire témoigne d’un rapport problématique aux règles et aux institutions. L’accumulation de condamnations soulève des questions sur le comportement général de l’intéressé.
Une reconversion après la fin de carrière politique
Jean-Vincent Placé a quitté la vie politique en 2021. Depuis, il a amorcé une reconversion dans le secteur privé, travaillant notamment au Maroc.
Ce nouveau procès intervient alors qu’il tentait de tourner la page de son passé politique. Les accusations portées contre lui risquent de compliquer davantage cette transition professionnelle.
