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Une analyse approfondie menée par l’Institut Thomas More remet en lumière un demi-siècle de choix politiques français. De Valéry Giscard d’Estaing jusqu’à l’actuel président Emmanuel Macron, cette étude dévoile comment certaines décisions ont façonné un déclin progressif du pays dans de multiples secteurs stratégiques.
Une méthodologie d’analyse inédite sur plusieurs décennies
L’Institut Thomas More s’est livré à un exercice inédit : examiner les orientations politiques majeures prises depuis les années 1970. L’objectif était d’identifier les choix ayant engendré une dégradation mesurable dans sept domaines cruciaux de la société française.
Cette recherche met en évidence un basculement progressif dont les conséquences se font ressentir aujourd’hui de manière tangible.
L’effondrement industriel : des chiffres qui parlent d’eux-mêmes
Le secteur industriel illustre particulièrement bien cette trajectoire descendante. En 1974, la France rivalisait avec l’Allemagne sur le plan de la production manufacturière. Un demi-siècle plus tard, le constat est sans appel.
Une chute vertigineuse de l’industrie nationale
L’industrie française ne représente désormais que 9,6 % du PIB, quand l’Allemagne maintient 18 %. Entre 2000 et 2019, quatre emplois industriels sur dix ont disparu du territoire national.
Les parts de marché à l’international ont fondu comme neige au soleil : de 4,7 % en 2000, elles atteignent péniblement 2,2 % en 2024. Cette dégringolade trouve son origine dans un déséquilibre entre attractivité sociale et compétitivité économique.
Sept domaines stratégiques sous pression
Justice et sécurité : un abandon progressif
L’étude pointe du doigt ce qu’elle qualifie de renoncement sécuritaire et judiciaire. Les politiques successives auraient progressivement affaibli ces piliers essentiels du contrat social républicain.
Famille et protection sociale : entre démagogie et irresponsabilité
Le modèle social français, autrefois envié, aurait subi des modifications guidées davantage par des considérations électoralistes que par une vision à long terme.
Culture et éducation : la transmission en péril
Les systèmes éducatif et culturel font face à des problèmes structurels de transmission. Les auteurs évoquent un échec dans la préservation du patrimoine culturel national.
Souveraineté et institutions : un affaiblissement progressif
L’abandon progressif de certaines prérogatives souveraines, notamment dans le cadre européen, constitue un autre axe d’analyse. La décentralisation et certaines réformes institutionnelles auraient fragilisé l’architecture démocratique.
La gestion des finances publiques et de la fiscalité est également pointée comme problématique sur plusieurs décennies.
Immigration : une politique en échec
Les questions d’immigration et d’intégration figurent parmi les défis non résolus identifiés par l’étude. Les politiques menées n’auraient pas permis de répondre efficacement aux enjeux posés.
Rien n’était écrit d’avance
Les auteurs de l’étude, Jean de Belot, Tarick Dali et Jean-Thomas Lesueur, insistent sur un point crucial : « Les choses, en 1975, n’étaient pas jouées. Le scénario aurait pu tourner autrement ».
Cette conclusion souligne que la trajectoire actuelle résulte de choix politiques délibérés plutôt que d’une fatalité économique ou historique. Un constat qui interpelle directement les responsables politiques actuels et futurs sur leur capacité à inverser ces tendances.
