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Le géant français du pneumatique poursuit sa restructuration. Alors qu’il avait déjà supprimé plus d’un millier d’emplois l’année dernière, Michelin annonce un nouveau plan d’ampleur qui touchera ses effectifs hexagonaux sur les trois prochaines années.
Un plan étalé sur trois ans
Michelin prévoit la suppression de jusqu’à 1500 postes sur le territoire français. Cette réduction d’effectifs s’échelonnera sur une période de trois ans et concernera différents secteurs de l’entreprise.
Le manufacturier a tenu à préciser que cette démarche repose exclusivement sur le volontariat. Aucun salarié ne sera contraint de partir et aucun site industriel spécifique n’est ciblé par cette mesure.
Les fonctions tertiaires particulièrement touchées
La répartition des suppressions de postes ne sera pas uniforme. Les deux tiers des départs concerneront les fonctions tertiaires, tandis qu’un tiers touchera le secteur industriel.
Les emplois tertiaires visés se situent principalement dans trois grandes villes : Paris, Clermont-Ferrand et Lille, où le groupe concentre ses activités administratives et de support.
Une restructuration qui se poursuit
Cette annonce intervient après une année 2024 difficile. L’entreprise avait déjà procédé à la suppression de 1246 emplois dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi.
Ce précédent plan avait entraîné la fermeture de deux sites de production : celui de Cholet dans le Maine-et-Loire et celui de Vannes dans le Morbihan. Aujourd’hui, Michelin compte encore 13 sites industriels en France employant 17000 personnes.
Des activités françaises déficitaires selon la direction
Florent Ménégaaux, à la tête du groupe, a justifié ces mesures par la situation économique des activités françaises, qu’il juge déficitaires. Cette position intervient malgré des investissements de 3,5 milliards d’euros réalisés dans l’Hexagone au cours de la dernière décennie.
Le dirigeant pointe du doigt plusieurs facteurs pénalisant la compétitivité : les coûts de production élevés, le coût du travail et de l’énergie, ainsi qu’une pression fiscale importante.
Des résultats financiers en recul
Les chiffres du premier trimestre 2023 illustrent les difficultés du groupe. Les ventes ont chuté de 5,4% sur cette période, tandis que l’activité pneumatiques, qui constitue le cœur de métier de l’entreprise, a enregistré une baisse de volume de 1,4% sur un an.
Cette diminution des ventes a été en partie attribuée aux effets de change défavorables, reflétant les défis auxquels fait face le groupe dans un contexte économique incertain.
