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Alors que l’économie française peine à retrouver des couleurs et que le chômage grimpe, un indicateur défie toute logique : les créations d’entreprises n’ont jamais été aussi nombreuses. Un paradoxe qui soulève des questions sur la nature de cet entrepreneuriat.
Un pic sans précédent depuis 24 ans
Les chiffres publiés par l’Insee marquent un tournant historique. En septembre dernier, pas moins de 119 307 nouvelles entreprises ont vu le jour sur le territoire français, un niveau jamais atteint depuis que l’institut mesure ces données en 2000.
Cette performance s’inscrit dans une dynamique de progression mensuelle de 1,1 %, succédant à un bond spectaculaire de 7,2 % observé le mois précédent. Les données, ajustées des variations saisonnières et des jours ouvrables, reflètent une tendance de fond.
Les micro-entrepreneurs toujours en tête
Le statut de micro-entrepreneur continue de dominer largement le paysage, représentant les deux tiers des nouvelles immatriculations. Néanmoins, ce segment a connu un léger repli de 1,6 % en septembre, après une envolée de 8,1 % en août.
À l’inverse, les formes juridiques plus traditionnelles affichent une belle vitalité. Les entreprises individuelles classiques progressent de 11,6 %, tandis que les sociétés accélèrent leur rythme de création avec une hausse de 5,0 %.
Un bilan annuel impressionnant
Sur les neuf premiers mois de l’année, le territoire compte 971 803 entreprises nouvellement créées, soit une augmentation de 13 % par rapport à la même période de l’exercice précédent.
Des disparités selon les secteurs d’activité
L’analyse sectorielle révèle des trajectoires contrastées. Le soutien aux entreprises et le commerce tirent leur épingle du jeu avec des progressions respectives de 4,1 % et 4,0 %.
En revanche, d’autres domaines subissent un repli notable. L’industrie enregistre une baisse de 5,1 %, tandis que les transports et l’entreposage reculent de 3,6 %.
L’information-communication en pleine explosion
Le secteur de l’information-communication se distingue particulièrement avec une envolée spectaculaire : 55 % de créations supplémentaires sur le dernier trimestre comparé aux mêmes mois de l’année précédente.
Une hausse inhabituelle de la vente à domicile
L’Insee attire l’attention sur un phénomène qualifié d’« inhabituel » : la multiplication des entrepreneurs individuels classiques ces trois derniers mois. Cette tendance s’explique principalement par l’essor de la vente à domicile, qui génère à elle seule 3 500 créations supplémentaires.
Le grand écart avec la réalité économique
Ce dynamisme entrepreneurial contraste fortement avec la morosité ambiante. L’économie française stagne, et l’Insee table sur une croissance du PIB limitée à 0,4 % cette année.
Le marché du travail confirme cette atmosphère pesante : au deuxième trimestre, le taux de chômage a grimpé à 8,3 %, son niveau le plus élevé depuis 2020.
Un taux de défaillances préoccupant
Revers de la médaille, les faillites d’entreprises restent particulièrement élevées. Sur les douze mois précédant fin août, 70 766 défaillances ont été comptabilisées, un chiffre supérieur de près de 20 % à la moyenne observée entre 2010 et 2019.
Début octobre, la Banque de France attribuait ce niveau inquiétant à la « conjoncture dégradée » qui pèse sur l’activité des entreprises françaises.

Avec Mechancon aux pouvoirs, il va tellement les taxer, qu’ils vont tous finir par quitter la France = plus de chômeurs,et de gens dans la merde. (Beau programme ).