
Recharge_voiture_électrique
Face aux tensions économiques et à l’envolée des prix du carburant provoquée par la crise au Moyen-Orient, Uber dévoile un plan d’urgence pour soutenir ses 30 000 chauffeurs VTC. Entre baisse de tarifs, réduction des frais de service et accélération de la transition électrique, la plateforme multiplie les initiatives pour maintenir l’activité de ses partenaires les plus fragilisés.
Une baisse tarifaire massive pour dynamiser l’activité
Le géant américain annonce une réduction de 30 % des tarifs pour les courses Uber X Share, son service de trajets partagés. Cette mesure, bien que temporaire, vise à relancer l’attractivité de cette option et à augmenter le chiffre d’affaires des conducteurs.
Les premiers résultats sont encourageants : depuis début mars, ces trajets ont bondi de 54 %. Une stratégie qui permet aux chauffeurs de multiplier les courses malgré un contexte économique difficile.
Des frais de service allégés pour les plus actifs
Parallèlement à la baisse des tarifs, Uber a décidé de réduire ses propres frais de service pour les conducteurs les plus impliqués. Cette initiative concerne environ 1 000 VTC et s’inscrit comme une compensation directe face à la hausse continue des prix à la pompe.
Une mesure ciblée qui récompense la fidélité et l’activité intensive des chauffeurs professionnels les plus touchés par la crise énergétique actuelle.
Un virage électrique fortement encouragé
Pour accélérer la transition écologique de sa flotte, Uber propose désormais une aide de 1 500 euros pour la location de véhicules électriques via son partenaire Flexifleet. L’engouement est palpable : les demandes d’information sur ces véhicules ont explosé de 60 % entre février et avril.
Cette initiative s’appuie sur un fonds de 75 millions d’euros dédié à l’électrification, témoignant de l’ambition de la plateforme de verdir son activité à grande échelle.
Des résultats spectaculaires déjà visibles
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le diesel ne représente plus que 5 % de la flotte, contre plus de 85 % en 2020. Aujourd’hui, 93 % des véhicules sont hybrides ou électriques, dont 25 % sont 100 % électriques.
Uber a également racheté la flotte parisienne de taxis à hydrogène HysetCo, soit 800 véhicules, renforçant ainsi sa stratégie de décarbonation de ses services dans la capitale.
La crise au Moyen-Orient pèse lourdement
L’augmentation des prix du carburant frappe de plein fouet les 30 000 chauffeurs de la plateforme. Les conducteurs de véhicules thermiques subissent des temps d’attente prolongés dans les stations-service, réduisant mécaniquement le nombre de courses qu’ils peuvent effectuer quotidiennement.
Dans ce contexte tendu, les mesures annoncées par Uber apparaissent comme une bouée de sauvetage pour une profession sous pression, tout en accélérant une mutation écologique devenue incontournable.
