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Un drame familial bouleverse le Gard en ce début d’année. Un homme de 27 ans s’est présenté spontanément aux autorités pour confesser un crime qui a glacé les enquêteurs. Les investigations se poursuivent pour éclaircir les circonstances de ce fait divers troublant, alors que la victime était déjà connue des services de police.
Une confession spontanée qui ébranle Nîmes
Le commissariat de Nîmes a été le théâtre d’une scène inhabituelle ce dimanche. Un jeune homme de 27 ans s’y est présenté pour faire une révélation macabre aux policiers. Sans détour, il a confessé être l’assassin de son propre père, Salah Bouabdallah, psychologue de 55 ans.
D’après la procureure de Nîmes, Cécile Gensac, le fils aurait « confié être l’auteur du meurtre » et avoir « dissimulé la dépouille de la victime ». Cette déclaration spontanée a immédiatement déclenché une enquête approfondie.
Une disparition qui intrigue depuis plusieurs semaines
L’affaire est d’autant plus troublante que Salah Bouabdallah était porté disparu depuis le 21 décembre. Sa trace s’était brutalement perdue et son téléphone portable avait été retrouvé dans un caniveau dès le lendemain, intensifiant les inquiétudes autour de sa disparition.
Ce n’est qu’une semaine plus tard, le 27 décembre, que son fils est venu avouer être responsable de sa mort, apportant un éclairage glaçant sur cette disparition inquiétante.
Un profil particulier sous surveillance
Le psychologue n’était pas inconnu des services de renseignement. Salah Bouabdallah faisait l’objet d’une fiche S et devait prochainement comparaître devant la justice pour des accusations d’apologie du terrorisme, liées à des positions qu’il aurait prises concernant la cause palestinienne.
Ces éléments ajoutent une dimension supplémentaire à cette affaire, bien que les enquêteurs n’aient pas encore établi de lien entre ces faits et le mobile du crime présumé.
Enquête en cours pour confirmer les aveux
Le jeune homme, jusqu’alors inconnu des services de police, a été immédiatement placé en garde à vue. Contrairement à son père, il ne présentait aucun antécédent judiciaire, ce qui rend son passage à l’acte d’autant plus déroutant.
Les autorités judiciaires restent prudentes. La procureure a indiqué que des vérifications étaient actuellement menées pour corroborer les déclarations du suspect et retrouver le corps de la victime.
Les enquêteurs travaillent à reconstituer précisément l’enchaînement des faits, notamment les circonstances exactes du meurtre et les motivations qui auraient pu pousser un fils à commettre l’irréparable contre son père.

Affaire classée un de moins .