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Le drame s’est produit aux premières heures de la journée, sur une route départementale de l’Ain. Un car transportant près de cinquante passagers a quitté sa trajectoire avant de percuter violemment un arbre. Le bilan est particulièrement lourd, ravivant les inquiétudes sur la sécurité des transports collectifs en France.
Un bilan tragique sur la D22
L’accident s’est déroulé vendredi matin vers 7h30, sur la route départementale D22 à Lent, au sud de Bourg-en-Bresse. Le véhicule régional affrété par la région Auvergne-Rhône-Alpes transportait 49 personnes, dont 23 mineurs et 26 majeurs, en provenance de Lyon.
Deux victimes sont à déplorer : une fillette de nationalité bosniaque, âgée de seulement 7 ans, et un jeune étudiant de 18 ans. Vingt-quatre autres personnes ont été blessées, dont quatre gravement. Deux d’entre elles présentaient un pronostic vital engagé.
Le témoignage du chauffeur en garde à vue
Le conducteur, un jeune homme de 26 ans, a été placé en garde à vue après son hospitalisation. Embauché en CDI depuis quelques mois après avoir effectué des missions d’intérim, il a livré ses premières déclarations aux enquêteurs.
Lors de son audition initiale, il a déclaré s’être assoupi au volant. Le chauffeur avait déjà effectué une tournée ce matin-là et utilisait le régulateur de vitesse. Les tests d’alcoolémie et de dépistage de stupéfiants se sont révélés négatifs.
Un véhicule en parfait état
Les premières vérifications ont confirmé que le car se trouvait en très bon état. L’enquête, toujours en cours, vise à établir avec précision les circonstances qui ont conduit à cette tragédie.
Les circonstances de la sortie de route
Yves Cristin, maire de Lent, a décrit la scène : « Le car a quitté la route et heurté un arbre dans le fossé ». Le maire de Bourg-en-Bresse, Jean-François Débat, a précisé que la route était « bien entretenue » avec un « léger virage sur la droite ».
Les conditions de circulation ne semblaient pas poser de difficulté particulière ce vendredi matin. Les autorités tentent de comprendre pourquoi le véhicule a dévié de sa trajectoire à cet endroit précis.
Une mobilisation d’urgence massive
Les secours ont déployé des moyens considérables sur les lieux du drame. Une centaine de pompiers et une cinquantaine de gendarmes ont été mobilisés. Des drones et des hélicoptères ont également été utilisés pour coordonner les opérations.
Le Quai d’Orsay a fait appel à l’association Avema-France victimes 01 pour apporter un soutien psychologique aux victimes et à leurs proches. Philippe Tabarot, membre du gouvernement, a souligné : « Il y a surtout un grand traumatisme ».
L’émotion des responsables politiques
Édouard Geffray, ministre de l’Éducation, a exprimé sa compassion : « Pensée pour ces élèves, pour leurs familles ». Les autorités ont promis de renforcer les mesures de sécurité concernant les transports par car et bus.
Une série noire qui interroge
Ce drame survient après d’autres accidents graves impliquant des cars scolaires. En décembre 2017, six personnes avaient perdu la vie lors de la collision entre un car scolaire et un train à Millas.
Plus récemment, en janvier 2025, un accident de car scolaire à Châteaudun avait coûté la vie à une personne. Ces tragédies successives relancent le débat sur la sécurité des transports collectifs de passagers.
