
Soins Hôpital Sécurité
Un drame qui soulève de nombreuses questions sur la prise en charge des patients suicidaires. À Strasbourg, une jeune femme de 21 ans a été retrouvée pendue dans sa chambre d’hôpital alors qu’elle y avait été admise suite à une première tentative de suicide. Sa famille, sous le choc, dénonce un manque de surveillance et a engagé des poursuites judiciaires.
Un enchaînement tragique d’événements
Tout commence lorsqu’Almina, 21 ans, est transportée aux urgences par ses sœurs après avoir menacé de mettre fin à ses jours en se jetant d’un pont. Conscientes de la gravité de la situation, elles signalent explicitement aux soignants qu’il s’agit d’une tentative de suicide.
Malgré leur souhait de rester auprès d’elle, les membres de la famille sont priés de quitter l’établissement. En pleine nuit, à 1h40 précisément, l’hôpital les informe qu’Almina va être transférée dans un service psychiatrique.
Une communication défaillante
Le lendemain, lorsque les proches se présentent à l’accueil pour prendre des nouvelles, on leur assure que la jeune femme a quitté l’établissement. Une information qui se révélera dramatiquement fausse.
Ce n’est qu’à 17h que la terrible vérité leur est dévoilée : Almina a été découverte pendue à une patère dans sa chambre d’hôpital vers 14h50. Un choc immense pour cette famille qui pensait sa proche en sécurité dans un environnement médicalisé.
Les interrogations légitimes de la famille
Face à ce drame, la sœur d’Almina s’interroge : « Je n’ai pas compris : comment cela a-t-il pu arriver ? Pourquoi n’était-elle pas sous surveillance ? Une patère dans un hôpital n’est-elle pas censée céder sous un poids de dix kilos ? »
La douleur se mêle à l’incompréhension, comme en témoigne cette phrase poignante d’une des sœurs : « On l’a déposée vivante, ils nous l’ont rendue morte ».
Des circonstances troublantes
Lors d’une rencontre avec la direction hospitalière le 8 décembre, un élément crucial a été révélé : Almina avait été admise « sous X » pour la protéger de son compagnon. La jeune femme avait en effet déclaré être victime de violences et de séquestration.
Cette information a conduit la famille à déposer plainte le 9 décembre pour « mise en danger d’autrui », visant à la fois l’établissement hospitalier et le conjoint de la victime.
Un état végétatif et un combat pour la vérité
Aujourd’hui, Almina est plongée dans un état végétatif. Ses proches s’opposent fermement à la limitation des traitements suggérée par l’hôpital et exigent des explications sur ce qu’ils considèrent comme un « défaut de surveillance » manifeste.
De son côté, la direction des Hôpitaux universitaires de Strasbourg refuse tout commentaire, invoquant l’enquête en cours. Cette tragédie, survenue dans la nuit du 2 au 3 décembre 2025, soulève de graves questions sur les protocoles de sécurité mis en place pour protéger les patients présentant des risques suicidaires.
