
aviateurs_disparus_Moyen-Orient
Les tensions diplomatiques s’intensifient au Moyen-Orient autour du sort de trois aviateurs iraniens portés disparus depuis une opération militaire début mars. Alors que Téhéran multiplie les appels à l’aide internationale, Doha rejette catégoriquement toute implication dans leur détention.
Doha rejette les accusations iraniennes
Le porte-parole de la diplomatie qatarie, Majed Al Ansari, a publiquement réfuté les allégations de la République islamique via le réseau social X. Selon lui, les affirmations concernant la détention de trois pilotes iraniens sur le territoire qatarien relèvent de déclarations trompeuses.
Cette réaction intervient après que Téhéran a accusé le Qatar de retenir des aviateurs capturés lors d’une offensive contre des installations militaires américaines.
Trois aviateurs revendiqués par l’Iran
Les autorités iraniennes affirment que Javad Salehi, Abdolmajid Dashtian et Omran Behraveshian ont été capturés après que leurs appareils de type Su-24 se sont écrasés le 2 mars dernier. L’incident serait survenu durant une attaque visant la base américaine d’Al-Udeid.
Mohammad Bagherzadeh a sollicité l’intervention du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour obtenir des informations sur l’état de santé des pilotes et œuvrer à leur libération.
Un précédent tragique en juillet
Fin juillet, l’Iran avait rapatrié la dépouille d’un quatrième pilote, Majid Kazemi, décédé lors de la même opération militaire. À cette période, trois autres aviateurs étaient officiellement déclarés disparus.
Une région empêtrée dans un conflit prolongé
Le déclenchement des hostilités remonte au 28 février, lorsque des bombardements conjoints israélo-américains ont frappé des cibles iraniennes. La République islamique a riposté par des frappes de représailles, plongeant la région dans un cycle de violences.
Les tentatives diplomatiques pour désamorcer la crise ont échoué. Un protocole d’accord négocié entre Téhéran et Washington à la mi-juin s’est effondré quelques semaines plus tard, début juillet. Depuis, les pourparlers demeurent dans l’impasse, sans perspective de reprise à court terme.
