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La tension monte au Moyen-Orient alors que Washington et Téhéran s’apprêtent à dévoiler une proposition d’accord historique. Après des semaines de pourparlers sous haute pression, les négociateurs américains et iraniens auraient finalisé un texte visant à mettre fin aux hostilités. Cette annonce intervient dans un contexte explosif, marqué par des frappes israéliennes au Liban et à Gaza, et des craintes de pénurie en Europe.
Un protocole en 14 points sur le point d’être dévoilé
Selon le Washington Times, l’annonce officielle de la proposition d’accord devrait intervenir dimanche après-midi. Le projet a reçu l’approbation samedi matin des acteurs clés de cette négociation marathon.
Parmi les signataires figurent Mohammad Bagher Qalifbaf, président du Parlement iranien, le vice-président américain JD Vance, l’émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de Donald Trump. Du côté iranien, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères confirme une « phase de finalisation » d’un protocole comportant 14 points.
Trump prudent sur les chances de succès
Le président américain s’est montré mesuré dans ses déclarations. Interrogé par CBS News samedi, Donald Trump a affirmé qu’un accord « se rapproche grandement ». Toutefois, il a évalué à « 50-50 » les probabilités d’aboutir à un « bon » accord ou de voir la guerre reprendre, selon le média Axios.
La modification de dernière minute de son emploi du temps ce week-end témoigne de la gravité du moment. Le président a annulé sa présence au mariage de son fils pour rester à Washington en raison d’« affaires d’État ».
Les contours d’un compromis complexe
D’après CBS News, la proposition inclut trois volets majeurs : la réouverture du détroit d’Ormuz, le déblocage de certains avoirs iraniens gelés dans des établissements bancaires étrangers, et la prolongation des discussions pour une période additionnelle de 30 jours.
Téhéran a précisé que la question nucléaire reste à l’écart du cadre actuel de négociation, tout en confirmant que la levée du blocus américain fait partie des discussions en cours. Le porte-parole iranien, Esmaïl Baghaï, évoque une « tendance au rapprochement » entre les deux nations.
Washington maintient la pression
Le Secrétaire d’État Marco Rubio a estimé samedi qu’il existait « une chance » que l’Iran accepte un accord immédiatement. Il a toutefois posé une ligne rouge infranchissable : « One way or the other, Iran can never have a nuclear weapon. »
Selon les médias Axios et CBS, l’administration américaine examine parallèlement l’option de nouvelles frappes ciblées contre Téhéran, illustrant la stratégie du bâton et de la carotte.
Le ballet diplomatique international s’intensifie
Emmanuel Macron a multiplié les contacts ce week-end avec Donald Trump ainsi qu’avec les dirigeants des Émirats arabes unis, du Qatar, de l’Arabie saoudite et de la Jordanie concernant la situation au Moyen-Orient et le détroit d’Ormuz.
Une source diplomatique française a indiqué que Paris privilégie « la voie diplomatique et une solution négociée, avec comme priorité numéro un la réouverture du détroit d’Ormuz, complète et sans péage, la conclusion d’un cessez-le-feu et la reprise, ensuite, des négociations sur les autres volets (nucléaire, balistique et régional) ».
Le Pakistan tente une médiation
Le maréchal pakistanais Asim Munir s’est déplacé à Téhéran pour jouer les intermédiaires. Le ministère des Affaires étrangères iranien a qualifié cette visite de simple « poursuite du processus diplomatique ».
Néanmoins, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dénonce les « exigences excessives » et les « positions contradictoires » de Washington, qu’il accuse de bloquer le processus de paix mené « sous l’égide du Pakistan ».
Violations du cessez-le-feu et regain de violences
Malgré la trêve théorique entre Israël et le Hezbollah, les affrontements se poursuivent sur le terrain. Dix personnes ont péri dans une série de frappes israéliennes dans le sud du Liban, dont six secouristes et une fillette.
Deux raids nocturnes ont frappé des bâtiments à Tyr entre vendredi et samedi. L’armée israélienne justifie ces attaques en affirmant que les immeubles étaient « utilisés » par le Hezbollah pro-iranien.
Tensions accrues à la frontière
Une frappe israélienne a également visé une caserne dans le sud du Liban, blessant un soldat. Dans le nord du pays, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti après « l’infiltration d’un avion hostile » au-dessus de Kiryat Shmona et de Rosh HaNikra.
À Gaza, cinq policiers palestiniens ont trouvé la mort et plusieurs autres ont été blessés lors d’un raid aérien israélien sur un commissariat dans le secteur d’al-Tuam, au nord de l’enclave. Une source militaire israélienne a confirmé l’opération, affirmant cibler « des terroristes du Hamas ».
Le Hezbollah reçoit des assurances de Téhéran
Le mouvement libanais affirme avoir reçu un message de l’Iran garantissant que ce dernier « ne renoncera pas à son soutien aux mouvements qui réclament la justice et la liberté, au premier rang desquels le Hezbollah ».
Selon le Hezbollah, la dernière proposition iranienne prévoit également un cessez-le-feu au Liban. Mohammad Bagher Ghalibaf, principal négociateur iranien, a promis une réponse « écrasante » en cas de reprise des hostilités par Washington.
Une menace à peine voilée
Le responsable iranien a déclaré : « Nos forces armées se sont reconstruites pendant la période de cessez-le-feu de telle manière que si Trump commet un autre acte insensé et relance la guerre, (les conséquences) seront certainement beaucoup plus écrasantes et amères pour les Etats-Unis que le premier jour de la guerre. »
Paris sanctionne un ministre israélien controversé
La France a pris une décision forte en interdisant l’accès à son territoire au ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir. Cette mesure fait suite à la diffusion d’une vidéo montrant des militants de la « flottille pour Gaza » agenouillés, mains liées, images qui ont suscité un tollé international.
Jean-Noël Barrot a annoncé la décision sur X, condamnant des « agissements inqualifiables à l’égard de citoyens français et européens passagers de la flottille Global Smud ». Il a néanmoins ajouté : « Nous désapprouvons la démarche de cette flottille… »
L’Europe menacée de pénurie médicamenteuse
Au-delà des enjeux diplomatiques et militaires, les conséquences économiques du conflit se font déjà sentir. Le blocage prolongé du détroit d’Ormuz fait craindre une pénurie « sans précédent » de paracétamol et d’antibiotiques en Europe.
Cette situation alarmante résulte de la réduction de la production dans les usines asiatiques, privées de matières premières dérivées du pétrole brut. Un nouveau signal de l’urgence à trouver une issue diplomatique à cette crise majeure.
