
Assemblee-Nationale-vide
Le Parlement a validé à l’unanimité, mardi 23 décembre, le projet de loi spéciale destiné à assurer le financement provisoire de l’État. Présenté par le gouvernement après l’échec, vendredi, de la commission mixte paritaire sur le budget 2026, le texte a été successivement adopté par l’Assemblée nationale puis par le Sénat dans la soirée. Les discussions autour du projet de loi de finances reprendront au mois de janvier.
Officiellement, rien ne change. En pratique, des décisions clés sont gelées, parfois dans des secteurs où les conséquences pourraient surprendre.
Fiscalité et pouvoir d’achat : les ménages en première ligne
Les premiers concernés sont les
particuliers. Près de 200
000 foyers pourraient devenir imposables en 2026,
conséquence mécanique de seuils fiscaux non ajustés.
Dans le même temps, l’abattement fiscal de 10 % pour les retraités est
maintenu, faute de réforme applicable sans budget.
Autre mesure très attendue : la taxe sur les petits colis. Prévue pour passer de 2 à 5 euros, elle reste en suspens, même si une taxe européenne de 3 euros est annoncée pour 2026.
Justice et industrie : un coup de frein discret mais lourd
Dans les tribunaux, le recrutement de 1 600 agents est suspendu, alors même que les délais de traitement s’allongent déjà. Une situation qui risque de peser sur le fonctionnement quotidien de la justice.
Côté économie,
les investissements
publics sont à l’arrêt. Les appels d’offres liés à la
décarbonation industrielle sont gelés, représentant
près d’un milliard
d’euros d’engagements bloqués.
Le programme France
2030 ne pourra, lui non plus, lancer aucun nouveau projet
sans loi de finances.
Éducation nationale : une incertitude massive pour les candidats
L’Éducation nationale subit un
blocage très concret : la
réforme des concours enseignants est suspendue, tout comme
leur organisation prévue pour 2026.
Plus de 265 000 candidats
déjà inscrits se retrouvent dans l’attente, sans
visibilité sur les modalités d’examen ni sur le calendrier.
Agriculture : aides promises, aides retardées
Le monde agricole fait face à
plusieurs reports sensibles.
Dans la viticulture, une
enveloppe de 130 millions d’euros reste inaccessible,
alors qu’elle devait aider les exploitants confrontés au climat et
à la baisse de consommation.
Pour les éleveurs bovins touchés par la dermatose nodulaire contagieuse, les vaccins et indemnisations sont bien pris en charge, mais la défiscalisation des primes annoncée ne peut pas être appliquée sans budget.
Logement : la rénovation énergétique à l’arrêt
Enfin, la rénovation
énergétique est directement impactée. MaPrimeRénov’ ne pourra plus accepter de nouveaux
dossiers en 2026 sans budget voté au 1er
janvier.
Seuls les dossiers déjà validés seront honorés, évitant un recul
total mais freinant fortement les nouveaux projets.

Avec ce budget, on ira dans le mur, un peu plus doucement .Ils ne savent plus où trouver de l’argent, le but c’est de tenir, jusqu’à la fin du mandat de Attila 2