
Manuel Bompard, Rima Hassan, Jean-Luc Mélenchon ©Alamy
Les relations franco-algériennes connaissent actuellement des évolutions significatives, marquées par des initiatives diplomatiques visant à apaiser les tensions récentes. Exit les mesures «musclées» souhaitées par le ministre de l’Intérieur, Emmanuel Macron mettra en avant Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, et Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, pour renouer un dialogue diplomatique. Les deux membres de l’exécutif prévoient une visite prochaine en Algérie pour renforcer la coopération bilatérale. Cette démarche intervient après une série de différends, notamment liés aux questions migratoires et sécuritaires. Par ailleurs, une récente attaque terroriste à Mulhouse impliquant un ressortissant algérien a exacerbé les débats sur les politiques d’expulsion et les accords migratoires entre les deux nations. Le premier qui se réjouit de cette mise à l’écart est Jean-Luc Mélenchon qui écrira sur X: «Inaperçu mais très fort: Macron a dégagé Retailleau des affaires sérieuses. L’Algérie et la France c’est sérieux. C’est pas pour Retailleau et ses provocations de petit politicien».
L’Algérie obtient là aussi ce qu’elle veut: la mise sur la touche de Bruno Retailleau
Dans ce contexte, le locataire de l’Hôtel de Beauvau avait exprimé la nécessité d’établir un «rapport de force» avec l’Algérie, ne supportant plus les humiliations successives lancées depuis Alger vers la France. Mais pour le député LFI David Guiraud, «Le communiqué commun des présidents Macron et Tebboune marque une rupture avec la méthode et les provocations inutiles du ministre Retailleau». En effet, M. Retailleau prônait des mesures fermes en réponse aux refus répétés d’Alger d’accepter le retour de ses ressortissants sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Cependant, cette approche a suscité des réactions contrastées au sein du gouvernement. Jean-Noël Barrot a, quant à lui, plaidé pour une coopération «exigeante» plutôt que pour une confrontation directe, soulignant l’importance d’une diplomatie équilibrée pour assurer la sécurité des Français. La peur d’une révolte des millions d’Algériens vivant sur le territoire national est la crainte majeure de l’Élysée.
Un entretien téléphonique entre les deux présidents «amis»
Parallèlement, le président Emmanuel Macron et son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune, ont manifesté leur volonté de tourner la page des récentes crises diplomatiques. Lors d’un entretien téléphonique, ils ont convenu de renforcer les canaux de communication pour éviter de futurs malentendus et de poursuivre la mise en œuvre de la Déclaration d’Alger signée en août 2024. Cette déclaration vise à approfondir la coopération dans divers domaines, en préparation de la visite d’État prochaine du président Tebboune en France. Ces développements reflètent l’absence de volonté de l’exécutif de rentrer dans une discussion ferme avec un pays qualifié, tout du moins, «d’inamical». Pour surmonter les différends actuels, qui conduisent à des crimes sans nom avec le refus de l’Algérie de récupérer ses ressortissants les plus dangereux, Macron a choisi la voie diplomatique «molle» pour répondre aux défis persistants liés aux questions migratoires et sécuritaires.
lfi = le fion islamiste ! 🙁