
Jean Castex
L’ancien Premier ministre français s’apprête à relever un nouveau défi dans le secteur des transports. Après avoir dirigé la RATP, Jean Castex va désormais piloter le groupe ferroviaire national, suite à une nomination qui vient d’être confirmée par les instances parlementaires. Entre modernisation du réseau, ouverture à la concurrence et transition écologique, sa feuille de route s’annonce particulièrement chargée.
Une nomination validée par le Parlement
Le mercredi 22 octobre, les commissions du Développement durable des deux assemblées ont donné leur aval à la nomination de Jean Castex à la tête de la SNCF. Sa candidature a obtenu 60 votes favorables sur 83 votants, confirmant ainsi le choix d’Emmanuel Macron pour remplacer Jean-Pierre Farandou.
L’ancien Premier ministre, qui dirigeait jusqu’à présent la RATP, s’est montré satisfait du maintien du projet de loi cadre par le Premier ministre Sébastien Lecornu, particulièrement concernant l’allocation de ressources au secteur ferroviaire.
Une vision stratégique face aux multiples défis
Lors de son audition, Jean Castex n’a pas minimisé l’ampleur des challenges qui l’attendent. Il a synthétisé sa vision en évoquant « le fameux mur d’investissement, la montagne de l’ouverture à la concurrence et le choc de la transition écologique », auxquels il a ajouté le « choc capacitaire ».
Sa stratégie s’articule autour de quelques principes directeurs clairs :
Modernisation et attractivité
Le futur patron de la SNCF a présenté plusieurs slogans qui
illustrent ses priorités :
« plus de trains, et mieux de trains »,
« attirer plus de gens dans les trains »,
« gagner la bataille des infrastructures pour moderniser le
réseau ».
Face aux réorganisations internes et à l’arrivée de nouveaux concurrents, il insiste sur la nécessité de « faire groupe » pour que la SNCF reste compétitive et efficace.
Investissements massifs dans le réseau
Jean Castex s’est engagé sur un effort financier significatif pour la régénération du réseau ferroviaire. Il a promis que l’État et l’entreprise publique augmenteront leur contribution, passant de trois milliards d’euros annuels à quatre milliards et demi.
Ce renforcement des infrastructures constitue un pilier essentiel de sa stratégie pour améliorer la fiabilité et la qualité du service.
Une méthode basée sur le dialogue
Pour mener à bien ces transformations, le nouveau président mise sur « le dialogue, l’écoute » avec « la communauté cheminote, les territoires », le gouvernement et les usagers.
Cette approche collaborative reflète sa volonté d’embarquer l’ensemble des parties prenantes dans les évolutions à venir du groupe ferroviaire.
Des dossiers prioritaires déjà identifiés
Parmi les sujets qui retiendront immédiatement son attention, Jean Castex a mentionné son attachement aux trains de nuit, dont il souhaite « améliorer au maximum la gestion et l’attractivité ».
La fermeture annoncée de la liaison nocturne Paris-Berlin figure parmi ses premiers dossiers à traiter, illustrant les arbitrages délicats qu’il devra opérer.
De même, il prévoit de se rendre rapidement sur la ligne Paris-Clermont-Ferrand, particulièrement dégradée ces dernières années, signalant son intention d’agir concrètement sur les problèmes les plus urgents du réseau.
Jean Castex a également affirmé qu’il allait « se battre pour le fret », soulignant l’importance du transport de marchandises dans sa vision globale du ferroviaire français.
