
Grégory Doucet, maire de Lyon ©Alamy
Grégory Doucet, maire écologiste de Lyon depuis 2020, a lancé lundi dernier une tournée de neuf rencontres publiques. Il y en a donc une par arrondissement. Il s’agit pour l’édile lyonnais de présenter les résultats de son mandat. Devant 400 personnes réunies dans le 8ᵉ arrondissement, il a affirmé vouloir rendre des comptes sur l’action municipale. Il a insisté notamment sur les nombreux travaux, les politiques de mobilité et la végétalisation de l’espace urbain. L’opposition locale, notamment de droite et du centre, y voit une campagne déguisée à moins d’un an du scrutin de 2026.
Des réunions publiques aux coûts faramineux
Le maire, élu à la tête d’une coalition EELV-LFI-PS-PCF, a reconnu l’ampleur des nuisances générées par les chantiers. Mais, selon lui, ces désagréments étaient nécessaires dans un contexte de crise climatique. «Il y a des nuisances, oui, mais elles étaient nécessaires pour une transformation majeure de la ville», a-t-il expliqué. Parmi les résultats mis en avant, il soulève la plantation de 10.000 arbres, un gain de 14 hectares d’espaces verts, une réduction de 11% des particules fines et une baisse de 22 % de la consommation énergétique.
La mairie s’appuie également sur la note « AA » attribuée à Lyon en mars par l’agence Morningstar DBRS, qui salue une gestion budgétaire jugée saine et un endettement maîtrisé. Toutefois, ces éléments n’ont pas éteint les accusations d’utilisation politique des moyens municipaux. L’opposition dénonce une opération électorale financée par les deniers publics, comme l’a déclaré l’un de ses représentants. «Ce n’est pas un exercice de bilan, c’est une tournée de campagne payée par les contribuables lyonnais».
Le maire de Lyon placé en garde à vue
La situation est d’autant plus sensible que Grégory Doucet a été placé en garde à vue le 30 avril dans une enquête portant sur 24 agents municipaux affectés à des fonctions considérées comme politiques. Une enquête ouverte après un signalement de la Chambre régionale des comptes. Le maire nie tout détournement de personnel et affirme que ces agents occupaient déjà des fonctions similaires sous les mandatures précédentes.
La tension est aussi montée d’un cran avec l’entrée progressive en campagne de Jean-Michel Aulas.
En effet, l’ancien président de l’Olympique lyonnais, soutenu par des figures de la macronie et des Républicains, a récemment proposé de supprimer le cabinet politique du maire s’il était élu. Il a également promis de renoncer à ses indemnités, dénonçant un système opaque. Ces annonces ont été qualifiées de démagogiques par les soutiens de Doucet, qui se défend de toute irrégularité. La série de réunions de Grégory Doucet se poursuivra dans les prochaines semaines. Le maire espère convaincre les Lyonnais que sa politique porte déjà ses fruits, malgré les critiques persistantes sur la circulation, la sécurité ou le commerce local. Reste à savoir si les électeurs partageront ce diagnostic dans les urnes en mars prochain.

C’est écolos sont vraiment une plaît pour la société. Malheureusement je ne suis pas aussi sûr que zetar qu’ils dégage en 2026 !!?
sacré escrolo… ses jours sont comptés car en 2026…. 🙂 🙂 🙂