
Terroriste du Hamas entrant dans un kibboutz le 7 octobre ©Capture d'écran Telegraph
Une polémique d’ampleur secoue le monde de l’édition scolaire française. Un manuel parascolaire publié par Hachette fait l’objet d’un rappel massif après avoir présenté un contenu jugé révisionniste concernant le Hamas, provoquant l’indignation jusqu’au sommet de l’État.
Des réactions virulentes au plus haut niveau de l’État
Face à cette controverse, Emmanuel Macron n’a pas tardé à réagir. Le président de la République a dénoncé avec fermeté ce qu’il considère comme du « révisionnisme » et a immédiatement demandé à son gouvernement d’intervenir. Une prise de position présidentielle qui témoigne de la gravité exceptionnelle de la situation.
Dans la foulée, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, a qualifié le contenu du manuel de « falsification des faits ». Selon lui, ce texte porte gravement atteinte à la dignité des victimes du terrorisme et ne peut être toléré dans un ouvrage destiné à la jeunesse française.
Aurore Bergé, ministre chargée des Droits des femmes, s’est également exprimée. Elle a salué la réactivité de l’éditeur tout en rappelant l’importance de maintenir une vigilance constante dans la lutte contre l’antisémitisme, particulièrement dans les supports éducatifs.
Les organisations communautaires montent au créneau
La LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) a rapidement fait part de sa profonde inquiétude face aux contenus problématiques identifiés dans ce manuel parascolaire. L’organisation, qui lutte contre toutes les formes de discrimination, a pointé la responsabilité particulière des éditeurs de manuels scolaires.
De son côté, Yonathan Arfi, à la tête du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), a vivement critiqué ce qu’il considère comme une falsification de l’histoire. Il a notamment déploré l’absence de qualification du Hamas comme organisation terroriste dans le manuel, un manquement grave aux faits historiques établis et reconnus internationalement.
Mea culpa et mesures correctives chez Hachette
Face à cette tempête médiatique, Hachette Livre a rapidement présenté des excuses publiques pour le contenu erroné de son manuel. L’éditeur a annoncé une mesure radicale : le rappel immédiat de tous les exemplaires concernés.
Les ouvrages non encore vendus seront détruits, tandis qu’une version entièrement corrigée est en préparation pour une remise en vente ultérieure. En parallèle, une enquête interne a été lancée pour identifier l’origine précise de ces erreurs et comprendre comment de tels contenus ont pu être publiés malgré les procédures de vérification habituelles.
Le PDG du groupe Lagardère personnellement impliqué
Preuve de la gravité de la situation, Arnaud Lagardère, dirigeant du groupe propriétaire des éditions Hachette, est personnellement intervenu dans cette affaire. Dans une déclaration officielle, il a tenu à présenter ses excuses : « Je tiens à m’excuser sincèrement auprès de toutes les personnes qui ont été offensées, ainsi qu’aux enseignants, parents et élèves ».
Le dirigeant a également annoncé la mise en place de nouvelles procédures de contrôle renforcées pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l’avenir. Cette intervention au plus haut niveau de l’entreprise démontre l’importance accordée à cette crise et la volonté de restaurer la confiance du public et des institutions éducatives.

Je ne savais pas que le PDG du groupe Lagardère faisait partie de LFI, qui va bientôt monter au créneau pour défendre la publication du manuel et la véracité de cette publication
Personne ne lit les livres avant d’être publié .?
Ben si Rima Hassan l’a vérifié personnellement 😒
Ah oui ! On comprend mieux !