
Cellule_prison_lumineuse
Le dénouement tragique d’une affaire de féminicide conjugal secoue le tribunal de Grasse. L’homme soupçonné d’avoir assassiné son ex-compagne et blessé grièvement leur fille adolescente a été découvert sans vie dans sa cellule. Cette mort brutale soulève de nombreuses interrogations sur sa prise en charge psychiatrique et met un terme inattendu à une procédure judiciaire qui s’annonçait complexe.
Le corps du suspect découvert dans sa cellule
Le 11 février, les surveillants de la maison d’arrêt de Grasse ont fait une macabre découverte. Le détenu, placé en isolement judiciaire sous haute surveillance, gisait sans vie dans sa cellule. Malgré les mesures de sécurité renforcées dont il faisait l’objet, le drame n’a pu être évité.
Le procureur de Grasse, Éric Camous, a immédiatement diligenté une enquête pour éclaircir les circonstances de ce décès. L’hypothèse du suicide est actuellement privilégiée par les enquêteurs, bien que l’autopsie pratiquée n’ait révélé aucun élément anormal susceptible d’orienter les investigations dans une autre direction.
Un état psychiatrique préoccupant jamais évalué
Me Paul Sollacaro, l’avocat du défunt, déplore que la santé mentale de son client ait été négligée durant l’instruction. Dès le début de la procédure, des doutes sérieux avaient été émis sur son équilibre psychologique, sans qu’aucune mesure concrète ne soit prise.
L’avocat regrette notamment qu’un examen par un expert psychiatre n’ait jamais pu être mené à son terme. Il insiste sur un point capital : son client « n’avait jamais reconnu les faits » et demeurait présumé innocent jusqu’à ce qu’un jugement soit rendu.
Le drame du quartier des Moulins
Tout avait commencé le 4 novembre 2025, dans le quartier des Moulins à Nice. Larissa, âgée de 39 ans, avait été sauvagement assassinée à coups de couteau dans son appartement. L’horreur avait redoublé lorsque sa fille de 17 ans avait été grièvement blessée lors de l’attaque.
Seule une fillette de deux ans, également présente sur les lieux, avait échappé à la violence meurtrière. Le suspect, un homme d’origine tchétchène et ex-compagnon de la victime, avait été rapidement interpellé puis mis en examen pour assassinat sur ex-conjoint et tentative d’assassinat.
Une affaire judiciaire qui s’éteint brutalement
La mort du prévenu entraîne des conséquences juridiques immédiates. L’enquête pour assassinat et tentative d’assassinat devrait être prochainement classée sans suite pour extinction de l’action publique. Le décès du mis en examen rend en effet impossible la tenue d’un procès.
Cette conclusion abrupte prive les proches de Larissa d’un procès où la vérité aurait pu être établie publiquement. La jeune fille blessée et sa petite sœur ne verront jamais leur histoire racontée devant une cour d’assises, laissant des questions sans réponses et un sentiment d’inachevé.

En général ce genre d’individus ne reconnaît que très rarement leurs actes de violence commis sur des femmes ou minimise toujours les faits ,essaye de se faire passer pour irresponsable pour échapper à la prison,ou comme celui- là se suicide, lâche jusqu’à la fin. Peut-être un goût d’inachevé pour la justice, mais pas pour la victime malheureusement. Le côté positif dans cette affaire, les contribuables n’auront pas à payer ces années d’incarcération,,ou d’internement.( Affaire classée )