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Dans une affaire qui relance le débat sur la légitime défense, un septuagénaire belge comparaît libre devant la cour d’assises de Liège. Ce procès pour meurtre, qui a débuté ce mercredi 7 janvier, met en lumière les circonstances tragiques d’une nuit de janvier 2020, lorsqu’un cambriolage a viré au drame dans une propriété d’exception.
Un cambriolage qui tourne au drame
La nuit du 8 janvier 2020 restera gravée dans la mémoire d’Yvan Dave, informaticien retraité de 71 ans. Seul dans sa ferme-château de My à Ferrières, il est réveillé en sursaut peu avant 1 heure du matin par un bruit inhabituel. Une échelle vient d’être posée contre la façade de sa demeure.
Le septuagénaire, qui avait déjà été victime de deux précédents cambriolages, repère rapidement les ombres de plusieurs individus s’introduisant sur sa propriété. C’est à ce moment que le châtelain prend la décision fatidique de s’emparer de son fusil de chasse.
Mayron Weibel, 21 ans, accompagné de deux complices, s’était introduit dans la propriété avec l’intention de dérober des objets de valeur. Après avoir crié pour signaler sa présence, le propriétaire ouvre le feu à trois reprises.
Les coups fatals et la fuite
Touché notamment à l’arrière de la tête et au cou, le jeune cambrioleur tente de prendre la fuite malgré ses blessures graves. Son corps sera retrouvé plus tard dans un fossé, une statuette appartenant au château encore en sa possession, témoignage silencieux de son acte interrompu.
Les investigations médico-légales révéleront que Mayron Weibel est décédé d’une hémorragie interne consécutive aux tirs. Ses deux complices ont réussi à s’enfuir.
La défense du châtelain
Face aux accusations, Yvan Dave maintient une position claire depuis le début de l’affaire. « Faire peur », c’est ainsi qu’il justifie son geste. Le septuagénaire affirme avoir voulu « dissuader ses voleurs » et déclare avoir tiré « dans la panique ».
Initialement inculpé pour homicide involontaire, le retraité voit finalement sa qualification juridique évoluer vers l’homicide volontaire, les enquêteurs n’ayant pas retenu la thèse de la légitime défense qu’il invoque.
Un traumatisme antérieur
L’élément contextuel important dans cette affaire reste les cambriolages précédents subis par Yvan Dave. Ces intrusions répétées l’avaient conduit à prendre la décision de s’armer pour protéger sa propriété, un choix qui aura des conséquences dramatiques.
Un procès sous haute tension
Ce mercredi 7 janvier marque le début d’un procès qui devrait s’étendre sur huit jours devant la cour d’assises de Liège. Le retraité comparaît libre, face à un jury composé à parts égales d’hommes et de femmes – six de chaque.
Les débats s’annoncent intenses, centrés sur la notion de proportionnalité de la riposte et sur l’intention réelle du châtelain au moment des faits. La défense plaidera probablement l’acte impulsif dicté par la peur, tandis que l’accusation mettra en avant le caractère disproportionné de la réaction.
Le verdict de cette affaire pourrait faire jurisprudence dans des cas similaires où la protection de la propriété privée se heurte aux limites légales de l’autodéfense.

Rien ne se serait passé si chacun était resté tranquillement chez soi.
Navré pour cet homme courageux qui va subir les affres de la justice , laquelle ne supporte pas que l’on défende sa vie et ses biens même chez soi .
Chez nos voisins helvétiques , la légitime défense est liée à la menace perçue , contrairement à la tradition rétrograde française .
Les malfrats doivent craindre les conséquences de leurs intrusions voire agressions sur les particuliers.
Le domicile doit être considéré comme le refuge ultime et doit être défendu comme tel même avec des moyens létaux .
Mais en France nous sommes dans une société où les valeurs sont inversées : le méchant est méchant car il est la victime de la société et celui qui se défend de ses agissements devient l’agresseur .
Il faut tendre l’autre joue et aussi baisser son pantalon .
Merci la France !
…..une décoration » pour le mérite » au châtelain .
Les seuls à poursuivre sont les copains du voleur pour non assistance à personne en danger, car ils l’ont abandonné blessé mortellement, quant au chatelain il n’a obligé personne à venir le cambrioler. Chacun doit prendre ses responsabilités et ne doit pas pouvoir se dire : « j’ai le droit d’aller voler ce que je veux et personne n’a le droit de m’en empêcher », sinon je plains les banques et les convoyeurs de fonds