
Une ex-militaire accusée d'avoir escroqué un million d'euros à un retraité de 90 ans/ crédit adobestock
Une affaire d’escroquerie présumée secoue la gendarmerie charentaise. Une ancienne militaire de 34 ans comparaît aux côtés de cinq membres de son entourage pour un détournement massif aux dépens d’un homme âgé aujourd’hui décédé. Le préjudice estimé atteindrait un million d’euros.
De la confiance à l’abus présumé
Tout commence en 2022, lorsque la jeune femme exerce à la brigade territoriale de Hiersac, à l’ouest d’Angoulême. Elle fait alors la connaissance d’un riche retraité de 90 ans, installé dans un village charentais après une carrière prospère dans l’agroindustriel dans le Nivernais.
La gendarme lui rend régulièrement des services : ménage, courses et autres tâches du quotidien. Une relation de proximité s’installe progressivement entre la militaire et le nonagénaire, qui décédera en avril 2025.
Des soupçons éveillés par un train de vie luxueux
C’est un détail qui alerte ses collègues : son arrivée en Porsche à la brigade. Un ancien membre de la gendarmerie confie à Charente Libre que les militaires avaient été « intrigués » « de la voir arriver en Porsche à la brigade de Hiersac ».
Les investigations révèlent un détournement présumé de Louis d’or et d’actions en bourse appartenant au retraité. L’accusée, originaire de Normandie, devient officier de police judiciaire en février 2024 avant d’être interpellée en mai 2025.
Mise en examen et incarcération temporaire
Après son arrestation, l’ancienne gendarme est mise en examen puis écrouée durant plusieurs semaines. Elle a depuis été remise en liberté sous contrôle judiciaire et n’exerce plus son métier au sein de la gendarmerie.
Les chefs d’accusation retenus contre elle sont lourds : abus de faiblesse et détournement, avec un préjudice estimé à environ un million d’euros.
Cinq proches impliqués dans le blanchiment présumé
L’affaire prend une nouvelle ampleur cette semaine avec l’interpellation de cinq personnes de l’entourage de la mise en cause. Il s’agit de sa mère, deux ex-petits amis et deux de ses sœurs.
Les gendarmes de la brigade de recherches de Cognac ont procédé aux arrestations entre la Normandie et la Charente. Les cinq suspects ont été mis en examen jeudi 26 février 2026 pour recel et blanchiment.
Des cadeaux financés par l’argent détourné
Selon les enquêteurs, ces proches auraient bénéficié de cadeaux payés avec l’argent généré par l’abus de faiblesse présumé. Tous ont été placés sous contrôle judiciaire jeudi matin avec interdiction d’entrer en contact les uns avec les autres.
Une instruction judiciaire en cours
Le parquet d’Angoulême refuse de s’exprimer sur cette affaire sensible impliquant une ancienne représentante des forces de l’ordre. L’information judiciaire se poursuit pour établir l’ampleur exacte des détournements présumés.
Pour rappel, l’abus de faiblesse ou l’abus de l’état d’ignorance est puni de trois ans de prison et de 375 000 euros d’amende selon le Code pénal français.

Vol de près de 1 millions d’euros et 375000 euros d’amende, ça ne fait pas du tout le compte il manque 625000 euros
Tout les biens saisis et comptes bancaires et 25ans de taule,quelle se retrouve à poil sa peine effectuée.