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Un drame d’une rare violence bouleverse la Bretagne. Le corps d’une nouveau-née a été découvert début décembre dans un centre de traitement de déchets du Finistère. Les résultats de l’autopsie, rendus publics récemment, révèlent une mort par asphyxie qui transforme cette affaire en enquête criminelle.
Une macabre découverte dans une usine de recyclage
C’est le 8 décembre 2025 que des employés de l’usine Triglaz de Plouédern, dans le nord du Finistère, ont fait une découverte glaçante. Sur l’une des chaînes de tri des déchets, ils ont repéré ce qui s’est avéré être un fœtus humain.
Le corps se trouvait dans un état de conservation dégradé, mais présentait un développement assez avancé. Cette installation industrielle reçoit quotidiennement des collectes en provenance de trois départements bretons : le Morbihan, les Côtes-d’Armor et le Finistère.
Les conclusions accablantes de l’autopsie
Les examens médico-légaux réalisés début janvier ont permis d’établir des faits particulièrement troublants. Il s’agit bien du corps d’une petite fille, « née à terme, vivante et viable », a confirmé Stéphane Kellenberger, procureur de la République de Brest.
L’enfant ne présentait ni malformations, ni lésions traumatiques. Pourtant, l’expert médico-légal a identifié la cause du décès : un syndrome asphyxique. Cette révélation bouleverse totalement la nature de l’affaire.
D’une enquête pour mort suspecte à une instruction pour meurtre
Immédiatement après la découverte, le parquet de Brest avait ouvert une enquête pour recherche des causes de la mort. Les investigations ont été confiées à la brigade de recherches de gendarmerie de Landerneau.
Mais face aux résultats de l’autopsie, les autorités judiciaires ont franchi une étape supplémentaire. Une information judiciaire contre X a été ouverte pour « meurtre sur mineure âgée de moins de 15 ans ».
Des investigations toujours en cours
Le procureur de la République a tenu à rassurer sur la mobilisation des enquêteurs. « Toutes les investigations utiles se déroulent depuis, dans ce cadre », a déclaré Stéphane Kellenberger.
Les enquêteurs tentent désormais de remonter la piste des déchets pour identifier la provenance exacte du corps et retrouver les responsables de cet acte dramatique. L’origine géographique du drame reste à déterminer parmi les trois départements bretons approvisionnant le centre de tri.
