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L’industrie de la défense s’installe progressivement au cœur des territoires français, suscitant des réactions contrastées. À Foix, un petit groupe de militants a choisi de faire entendre sa voix contre un projet controversé de production de drones militaires dans la région.
Un rassemblement matinal rapidement dispersé
Ce vendredi 6 novembre 2026, aux premières heures du jour, une vingtaine de personnes se sont réunies devant le site Schaeffler de Foix. Leur but : alerter l’opinion publique sur la fabrication de drones à usage militaire dans l’usine voisine de Boussens, située en Haute-Garonne.
Les forces de l’ordre sont intervenues rapidement pour disperser le rassemblement. Malgré cette intervention, les manifestants ont eu le temps de marquer leur présence de manière visible.
Des messages inscrits à la craie
Sur le sol et les murs, plusieurs slogans tracés à la craie témoignaient de l’engagement des participants. On pouvait lire : « Non à la guerre », « non à la militarisation », « Schaeffler complice d’Israël », ou encore « Schaeffler drones tueurs ».
Une banderole affichant le message « Des cigognes, pas de drones » complétait ce dispositif protestataire, faisant référence à l’opposition entre symbole de vie et outils de guerre.
Le virage militaire d’un géant de l’automobile
Schaeffler, entreprise allemande reconnue pour son expertise dans le secteur automobile, s’est engagée dans une nouvelle voie stratégique. Le site produit habituellement 150 000 circuits imprimés chaque semaine, destinés principalement à l’industrie automobile.
Un partenariat stratégique avec Delair
En juin 2023, le groupe a officialisé une alliance avec Delair, spécialiste français des drones civils et militaires. Cette collaboration marque le tournant de Schaeffler vers l’industrie de la défense.
Dès novembre 2026, l’usine de Boussens devait lancer la production de drones Damoclès ainsi qu’un système d’interception de drones. L’objectif affiché : fabriquer jusqu’à 30 000 appareils annuellement.
Une diversification qui divise
Cette reconversion industrielle ne fait pas l’unanimité. Si certains y voient une opportunité économique et technologique pour le territoire, d’autres s’inquiètent des implications éthiques et géopolitiques de cette production.
Un impact limité sur la circulation
La manifestation a temporairement perturbé le trafic aux abords de l’usine. Toutefois, aucun incident majeur n’a été signalé lors de la dispersion du rassemblement par les autorités.
Cette action symbolique illustre les tensions croissantes autour de l’implantation d’industries militaires dans des zones jusqu’alors dédiées à la production civile.
