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Nouvelle étape judiciaire dans l’affaire qui oppose Sand Van Roy à Luc Besson. La justice française vient de trancher sur la demande de réouverture de l’enquête pour viol visant le célèbre cinéaste. Une décision qui marque un tournant décisif dans ce dossier qui s’étire depuis 2018.
La justice refuse de relancer la procédure
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a rejeté mardi 23 juin la requête visant à rouvrir l’information judiciaire. Les magistrats n’ont pas été convaincus par l’argumentaire présenté par l’actrice belgo-néerlandaise.
Sand Van Roy espérait faire valoir des analyses ADN effectuées sur un sous-vêtement comme élément nouveau susceptible de relancer les investigations. Le réalisateur avait pourtant déjà bénéficié d’un non-lieu dans cette affaire.
Les avocats réagissent à la décision
La défense de l’actrice ne désarme pas
Me Antoine Gitton, conseil de Sand Van Roy, a exprimé sa profonde déception. « Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette non-justice. Un pourvoi en cassation va être interjeté immédiatement », a-t-il déclaré.
L’avocat du cinéaste se félicite
Me Thierry Marembert, représentant Luc Besson, a rappelé l’ampleur de l’enquête menée. « Entre 2018 et 2023, pendant les cinq années d’enquête, six procureurs de la République, deux juges d’instruction, trois juges de la cour d’appel, toutes des femmes, ont conclu que M. Besson était innocent des faits qui lui étaient reprochés », a-t-il souligné.
L’avocat a également insisté sur la nature de la relation entre les deux protagonistes : « Comme chacun le sait, Luc Besson et Sand Van Roy ont entretenu une relation pendant plusieurs années. Au cours de cette longue enquête, tous les actes utiles à la manifestation de la vérité ont été effectués. Aucun de ces actes n’a permis d’établir le défaut de consentement de la plaignante. »
Me Marembert a conclu en se réjouissant : « Nous nous félicitons donc que la justice ait refusé de rouvrir cette affaire déjà maintes fois jugée. »
Les accusations initiales remontent à 2018
L’actrice avait déposé sa première plainte pour viol le 18 mai 2018, faisant état d’incidents survenus lors d’un rendez-vous dans un palace parisien. Selon sa version, le réalisateur lui aurait imposé une pénétration digitale provoquant son évanouissement, malgré ses refus répétés.
Sand Van Roy affirme que cette version est corroborée par des constatations effectuées aux urgences médico-judiciaires le jour même des faits allégués.
Des accusations élargies deux mois plus tard
Deux mois après sa plainte initiale, l’actrice avait élargi ses accusations en dénonçant d’autres viols et agressions sexuelles. Ces faits se seraient produits entre 2016 et 2018, dans le cadre d’une prétendue « relation d’emprise professionnelle » assortie de menaces de « rétorsion sur sa carrière d’actrice ».
Les explications du réalisateur
De son côté, Luc Besson a reconnu une relation extra-conjugale dans un contexte de « subordination ». Le cinéaste a cependant toujours maintenu qu’il s’agissait d’un rapport consenti, qu’il a qualifié d’empreint de « douceur ».
