
Anne Hidalgo, maire de Paris ©Wikimedia Commons
La justice vient de rendre son verdict en appel dans une affaire qui a ébranlé les couloirs de l’Hôtel de Ville de Paris. Un ancien élu municipal, poursuivi pour des accusations de prise illégale d’intérêts et d’abus de confiance, voit sa situation partiellement révisée par la cour d’appel de la capitale.
Hermano Sanches Ruivo, qui fut en charge du dossier européen dans l’équipe municipale parisienne, attendait avec anxiété la décision des magistrats après une première condamnation sévère. Le parcours judiciaire de cet ancien responsable politique illustre les enjeux de probité qui entourent les mandats électifs.
Une décision contrastée de la cour d’appel
La juridiction parisienne a prononcé un jugement en demi-teinte pour l’ancien élu. La relaxe partielle lui permet d’échapper à la peine de prison avec sursis de six mois qui avait été initialement prononcée en première instance.
Toutefois, la cour n’a pas totalement blanchi l’intéressé. L’amende de 5 000 euros a été maintenue, tout comme la sanction politique la plus lourde : trois années d’inéligibilité qui l’empêchent de briguer tout mandat électif.
Des accusations remontant à plusieurs années
L’affaire trouve son origine dans un signalement anonyme concernant un possible blanchiment de fraude fiscale. Les enquêteurs se sont alors penchés sur les relations entre l’élu et l’association Cap Magellan.
Les faits reprochés s’étalent sur une période significative : les accusations d’abus de confiance remontent à 2013, tandis que la prise illégale d’intérêts couvre la période de janvier 2015 à octobre 2020. Le Trésor public avait notamment procédé à un redressement pour des salaires non déclarés.
Une défense qui clame l’innocence
Tout au long de la procédure, l’association Cap Magellan a défendu Hermano Sanches Ruivo, réfutant catégoriquement toute accusation d’abus de confiance. L’ancien adjoint municipal n’a cessé de proclamer sa probité.
Il a également déploré l’impact dévastateur de cette affaire sur son existence personnelle et sa santé. Sa vie professionnelle et politique se trouve aujourd’hui au point mort, l’élu se retrouvant sans mandat et en recherche d’emploi.
Une victoire en demi-teinte selon l’avocate
Me Hélène Lecat, qui assure la défense d’Hermano Sanches Ruivo, a qualifié ce verdict de « presque victoire ». L’avocate n’a pas manqué de critiquer vivement une procédure judiciaire déclenchée par une dénonciation anonyme.
Pour l’ancien élu parisien, l’heure est désormais à la reconstruction. Malgré la relaxe partielle, il aspire à tourner définitivement la page d’une affaire qui a durablement entaché sa réputation et bouleversé son parcours politique.

C’est tjrs après qu’is sont accusés jamais pendant…..
Oui, c’est vrai pour la gauche mais la droite ou le RN, c’est toujours avant les élections.
Étonnant NON ?
La gauche caviar dans fpute sa splendeur.
Bientôt se sera le tour à hidalgo!
Pas cher payé la condamnation, comme d’habitude, tout dépend de quel bord politique se trouve l’accusé la justice ne sera pas la même.