
Rencontre Médicale Lumineuse
La tension entre le corps médical et le gouvernement s’apaise légèrement, mais reste palpable. Face à la colère grandissante des médecins, l’exécutif vient de faire plusieurs concessions importantes concernant deux mesures particulièrement contestées. Un geste qui pourrait apaiser le conflit, sans toutefois résoudre tous les points de désaccord.
Des reculs stratégiques pour désamorcer la crise
Le gouvernement a finalement décidé de renoncer à sa politique controversée sur les arrêts maladie. Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a officiellement abandonné le projet qui visait à imposer des objectifs de réduction aux médecins prescrivant plus d’arrêts maladie que leurs confrères.
Cette mesure, intégrée dans le projet de loi sur la fraude fiscale et sociale déjà adopté par le Sénat, attendait encore l’examen de l’Assemblée nationale. Son retrait constitue une première victoire pour les médecins mobilisés.
L’article 78 mis en suspens
Autre concession majeure : la ministre s’est formellement engagée à ne pas appliquer l’article 78 du budget de la Sécurité sociale pour 2026. Cette disposition controversée aurait permis aux autorités d’imposer unilatéralement des tarifs médicaux en l’absence d’accord avec les syndicats de médecins.
Cet amendement, proposé par le député Yannick Monnet et adopté sans proposition initiale du gouvernement, cristallisait particulièrement la colère du corps médical qui y voyait une atteinte directe à leur liberté de négociation.
Des points de friction persistants
Malgré ces avancées, un désaccord majeur demeure concernant le non-remboursement des ordonnances de secteur 3. Cette mesure, actée par le budget de la Sécurité sociale 2026, continue de susciter une vive opposition chez les praticiens.
Le Dr. Jérôme Marty, président de l’Union Française pour une Médecine Libre (UFML), reconnaît des progrès mais reste prudent : « Ce sont des avancées, mais il faut voir comment elles vont se concrétiser ».
De son côté, la Dr. Patricia Lefébure de la Fédération des Médecins de France (FMF) exprime un sentiment mitigé : « C’est regrettable que ce conflit n’ait pas été résolu à l’amiable ».
Un mouvement qui pourrait se poursuivre
Malgré ces concessions gouvernementales, la mobilisation ne semble pas s’essouffler. Le syndicat Le Bloc a d’ores et déjà appelé à une grève des gardes, signalant que tous les points de désaccord ne sont pas réglés.
Une réunion de l’intersyndicale des médecins est prévue dans les prochains jours pour évaluer la situation et décider de la suite à donner au mouvement. Les représentants du corps médical souhaitent s’assurer que les engagements verbaux se traduiront par des actes concrets.
La question du secteur 3 reste notamment au cœur des préoccupations, et pourrait à elle seule justifier la poursuite de la mobilisation malgré les reculs du gouvernement sur d’autres fronts.

Gouvernement de crétins qui veut tout gouverner sans rien connaitre et maitriser du milieu médical .
C’est plutôt une volonté de lui nuire encore plus comme pour la justice, l’enseignement , la police, l’armée, …
Vivement 2027!