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Dans le Val-d’Oise, la réduction drastique des aides destinées aux personnes en situation de handicap provoque des situations dramatiques. Contraintes de se séparer de leurs employés faute de moyens, certaines familles se retrouvent acculées financièrement, au point de devoir faire appel à la solidarité publique.
Une cagnotte pour financer des licenciements
Marie-Antoinette Bachène-Vicaire, atteinte de tétraplégie, a pris une décision inédite : ouvrir une cagnotte en ligne pour réunir les fonds nécessaires aux indemnités de licenciement de ses auxiliaires de vie. Une démarche rendue indispensable après la diminution de la prestation de compensation du handicap décidée par le département.
Les frais de procédure liés à ces licenciements dépassent ses capacités financières. Le montant total des indemnités s’élève à plus de 20 000 euros, une somme qui pourrait obliger sa famille à vendre leur maison pour y faire face.
Un quotidien bouleversé par la baisse des aides
La réduction de la PCH a entraîné un surcoût de 30 % que Marie-Antoinette Bachène-Vicaire ne peut absolument pas assumer. Cette décision administrative a des conséquences directes et immédiates sur la rémunération de ses employés.
Les auxiliaires de vie voient leur salaire horaire chuter de 18,96 à 12,76 euros. Une baisse considérable qui rend encore plus difficile le recrutement et la fidélisation de personnel qualifié, pourtant indispensable à son maintien à domicile.
Le désir de rester chez soi
Pour Marie-Antoinette Bachène-Vicaire, il est essentiel de continuer à vivre chez elle, auprès de son mari et de son fils. L’alternative serait un placement en institution, une perspective qu’elle refuse catégoriquement.
Catherine Belledent confrontée aux mêmes difficultés
Catherine Belledent, elle aussi lourdement handicapée, traverse une épreuve similaire. La recherche de nouveaux employés qualifiés s’avère particulièrement ardue en raison des salaires peu attractifs qu’elle peut désormais proposer.
Elle doit composer avec des remplaçants pour pallier les arrêts maladie de ses auxiliaires titulaires, une situation précaire qui fragilise encore davantage son quotidien. Elle place ses espoirs dans la procédure judiciaire en cours contre la décision de réduction des aides.
Les justifications du département
Des mesures d’austérité budgétaire
Le conseil départemental du Val-d’Oise assume avoir réduit ses aides pour des raisons budgétaires. Face aux difficultés financières, les élus ont fait le choix de diminuer le montant de la PCH versée aux bénéficiaires.
Des dispositifs d’accompagnement temporaires
Depuis le 1er janvier 2025, le département a mis en place deux moratoires de trois mois destinés à faciliter l’adaptation des familles à cette nouvelle donne financière. Une cellule téléphonique a également été créée pour les accompagner dans leur recherche d’équilibre budgétaire.
Le département rappelle par ailleurs que les indemnités de licenciement constituent une obligation légale découlant du contrat de travail de droit privé liant les particuliers employeurs à leurs salariés.
Un recours juridique rejeté
Une requête a été déposée devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour contester la décision du conseil départemental. Cependant, une demande de référé suspension a été rejetée le 17 juillet 2025, laissant les familles concernées dans l’incertitude.

Coupes budgétaires, aux personnes ayant un handicap, et sans doute augmentation de l’enveloppe pour les mineurs isolés, et des clandestins. ?