
Éric Ciotti ©Alamy
Le scrutin municipal niçois captive l’attention nationale. À l’issue du premier tour, les rapports de force politiques se trouvent profondément bouleversés dans la capitale azuréenne. Une configuration inédite se dessine pour le second tour.
Un premier tour marqué par une surprise de taille
Les résultats communiqués par le ministère de l’Intérieur révèlent une avance significative d’Éric Ciotti, candidat de l’Union des droites pour la République allié au Rassemblement national. Il obtient 43,43 % des suffrages.
Christian Estrosi, maire sortant de Nice, arrive en deuxième position avec 30,92 % des voix. Un écart de plus de douze points sépare les deux hommes, alors qu’ils portaient les mêmes couleurs lors du précédent scrutin.
Juliette Chesnel-Le Roux, candidate écologiste représentant la gauche unie hors LFI, se qualifie au second tour avec 11,93 % des suffrages. Mireille Damiano, candidate de LFI, échoue à franchir ce cap avec 8,95 % des voix.
Les réactions des deux principaux candidats
Éric Ciotti : un discours offensif
Le député sortant a salué le choix des électeurs qui, selon lui, « ont dit qu’ils voulaient tourner la page d’un système à bout de souffle ». Il a insisté sur sa vision pour la ville.
Il a poursuivi en affirmant : « C’est le choix d’un rassemblement républicain pour une municipalité qui doit enfin effectuer un acte simple, mais ô combien essentiel, servir les Niçois au lieu de se servir elle-même. »
Christian Estrosi mise sur la mobilisation
Le maire sortant a préféré mettre en avant son bilan à la tête de la ville. Il promet de mobiliser toute son énergie durant la dernière semaine de campagne pour inverser la tendance.
Dans une déclaration solennelle, il a affirmé : « Toute la France nous regarde, tout le monde sait que la bataille de dimanche n’est pas que la bataille de Nice mais aussi la bataille de France, et nous la remporteront. »
Des enjeux qui dépassent le cadre municipal
L’élection scrutée de très près dans le chef-lieu des Alpes-Maritimes revêt une dimension nationale. Jordan Bardella, président du RN, avait d’ailleurs souligné que les Alpes-Maritimes illustraient la recomposition de la vie politique française.
Une victoire d’Éric Ciotti pourrait entraîner des ralliements au sein de LR locaux. Charles-Ange Ginésy, président du conseil départemental, était présent à ses côtés lors de l’annonce des résultats.
Retour sur le scrutin de 2020
Lors des élections municipales précédentes, Christian Estrosi avait largement dominé avec 47,62 % au premier tour, puis 59,30 % au second tour. La configuration apparaît radicalement différente cette année.
À l’époque, Éric Ciotti avait renoncé à se présenter, dénonçant « le témoin du poison mortifère de la division et des guerres de famille ». Philippe Vardon, candidat du Rassemblement national, avait obtenu 16,69 % au premier tour et 21,39 % au second.
Les autres candidats du premier tour 2026
Quatre autres listes complétaient le tableau électoral. Céline Forjonnel, candidate divers, a recueilli 2,24 % des suffrages. Cédric Vella, pour Reconquête, a obtenu 1,86 %.
Estelle Jaquet, représentante de Lutte ouvrière, ferme la marche avec 0,67 % des voix.
Un soutien politique inattendu
Dans un retournement surprenant, Jean-Marc Governatori, candidat écologiste en 2020 avec 11,30 % au premier tour et 19,30 % au second tour, a apporté son soutien à Éric Ciotti pour l’échéance de 2026.

J’espère que la victoire sera pour Eric Ciotti, pas pour un fraudeur comme Estros car cela a été souvent le cas à Nice….i
Ça ne peut faire que du bien, le changement des maires, qui sont à la tête des villes pendant
très longtemps
, au bout d’un moment ces gens-là quel que soit le parti se prennent pour les barons, je serai pour qu’il n’y ai plus de maires, mais des gens issus de différents bords politiques qui travaillent ensemble, comme cela tout le monde serait content.