
Emmanuel Macron, le 2 avril 2025 ©Capture d'écran Élysée.fr
Il a souligné que cette «haine née à l’extrême droite» s’est propagée «jusqu’à certains rangs de l’extrême gauche et de la gauche», où l’antisionisme sert parfois d’alibi à l’expression de sentiments antisémites. Il n’a pas caché ici fait une référence explicite aux prises de positions très claires de La France insoumise.
Un tournant antisémite qui cohabite simultanément avec les slogans anti-français
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes autour des positions de La France insoumise (LFI). Comme l’avaient déjà relevé nos confrères du Monde, depuis les attaques du Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, LFI est régulièrement accusée d’ambiguïtés sur la question de l’antisémitisme, notamment en raison de sa posture vis-à-vis du conflit israélo-palestinien.
Les discours haineux et manifestations à l’encontre des forces de l’ordre, de la France, des Blancs, des Juifs sont légion dans le corpus intellectuel de l’extrême-gauche. De plus, le 12 mars dernier, le mouvement a été critiqué pour un visuel controversé représentant Cyril Hanouna, rappelant des affiches antisémites des années 1930, ce qui a conduit à une condamnation en référé pour «atteinte au droit à l’image».
Sophia Aram et Arthur récompensés pour leur courage
Emmanuel Macron a également pointé du doigt le Rassemblement national (RN), affirmant qu’il ne suffit pas de s’opposer à l’extrême gauche pour protéger les Juifs si l’on soutient des individus ayant eux-mêmes servi le négationnisme. Il a salué Sophia Aram et Arthur, lauréats du prix, comme des symboles de la «fraternité française», rappelant que l’appartenance à la nation repose sur une «volonté» plutôt que sur des critères de sang, d’origine ou de religion. Si la réception a bien eu lieu à l’Élysée, il est important de rappeler que ces récompenses ont été données par la LICRA et non par la République.