
Kylian Mbappe
L’affaire prend une tournure judiciaire internationale. Après avoir tenu des propos ouvertement racistes à l’encontre de la star du football français, une élue paraguayenne maintient sa position et envisage même une contre-offensive juridique. Le parquet de Paris a déjà ouvert une enquête pour des faits d’une gravité exceptionnelle.
Une enquête ouverte par la justice française
Le parquet de Paris a lancé des poursuites pour injure publique aggravée et provocation publique à la haine après les déclarations de Celeste Amarilla. La sénatrice paraguayenne s’en était prise violemment à Kylian Mbappé suite à une rencontre sportive.
Les propos tenus dépassent le cadre de la simple critique sportive. Elle a qualifié le joueur « d’abruti » avant de franchir la ligne rouge avec des insultes à caractère racial, affirmant notamment qu’« il tétait des noix de coco » et que « les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés ».
L’élue refuse de s’excuser
Malgré l’ouverture de l’enquête et les vives critiques internationales, Celeste Amarilla campe sur ses positions. Elle refuse catégoriquement de rétracter ses déclarations, se retranchant derrière son statut de « femme libre et indépendante ».
Son attitude intransigeante illustre une absence totale de reconnaissance de la gravité de ses actes, alors même que la justice française mobilise ses ressources pour sanctionner ces dérives.
Une contre-attaque juridique envisagée
Dans une stratégie judiciaire surprenante, la sénatrice paraguayenne projette de déposer plainte contre Mbappé pour calomnie et diffamation. Cette initiative pourrait, selon l’évolution de la procédure française, mener à une demande d’extradition vers le Paraguay.
Son avocat, Guillermo Duarte Cacavelos, soutient cette offensive et affirme qu’une condamnation de l’élue pourrait entraîner jusqu’à trois ans de prison. La suite de l’affaire dépendra largement des décisions de la justice française.
Un contexte tendu autour des compétitions internationales
Cette affaire survient dans un climat déjà marqué par plusieurs incidents liés aux événements footballistiques récents. Une jeune fille de 17 ans a perdu la vie dans le Nord après être tombée d’un camion lors des célébrations de la victoire des Bleus en quart de finale.
Résurgence de l’antisémitisme et théories complotistes
Des théories évoquant une manipulation du match Argentine-Égypte par Israël ont également circulé, signalant selon Yoann Taïeb une résurgence préoccupante d’antisémitisme dans le discours public.
Incidents avant France-Maroc
Des supporters marocains ont perturbé l’équipe de France à leur hôtel à Boston avant le quart de finale. Face à ces tensions, la France avait mobilisé 20 000 forces de l’ordre, dont 8 000 à Paris, pour sécuriser la rencontre et éviter tout débordement.
